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Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Peter Cirimwami a interdit la circulation dans la ville de Goma, des véhicules ayant des vitres teintées. Dans un message officiel publié ce mardi 20 février, Peter Cirimwami indique que ce type de véhicules constitue une source d'insécurité pour la population locale. Les autorités provinciales ont accordé un moratoire de 72 heures soit 3 jours aux détenteurs de ces genres de véhicules pour se conformer. Cette mesure du gouverneur militaire vient renforcer les dispositifs sécuritaires prises pour contrecarrer le plan des terroristes du M23 soutenus par le Rwanda, de s’emparer de la ville de Goma. Bernard MPOYI

Le ministre congolais des Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité, Modeste Mutinga, et le coordonnateur humanitaire de l’ONU (OCHA), Bruno Lemarquis ont sollicité une aide de 2,6 milliards de dollars américains pour fournir une assistance vitale et des services de protection à 8,7 millions de personnes dont la survie dépend largement de l’aide d’urgence. Cette campagne d’urgence a été lancée ce mardi 20 février à Kinshasa. Selon un communiqué d’OCHA, ce plan se concentrera sur deux objectifs. Il s’agit d’une part de l’assistance d’urgence multisectorielle pour répondre de manière opportune, adéquate et adaptée aux besoins vitaux de 8,7 millions de femmes, hommes filles et garçons avec une attention particulière aux groupes vulnérables. D’autre part, celui-ci va se concentrer sur la réponse humanitaire multisectorielle permettant à 3,6 millions de femmes, hommes, filles et garçons affectés par des crises d’améliorer leurs conditions de vie et de renforcer leurs capacités à prévenir, faire face et se relever des chocs. Depuis plus d’un an, la crise humanitaire en RDC a pris des proportions alarmantes. De nouvelles flambées de violence, notamment à l’Est du pays, obligent les populations affectées à des déplacements répétés. Selon OCHA, la RDC compte actuellement 6,7 millions de personnes déplacées internes, dans un contexte où le pays fait face à de graves inondations et à une recrudescence d’épidémies de rougeole et de choléra. « La crise humanitaire en République démocratique du Congo a atteint de nouveaux sommets cette année, du fait de l’aggravation de certains conflits, de l’émergence de nouveaux foyers …

La France par l’entremise de son ministère des Affaires étrangères a réitéré ce mardi 20 février, dans un communiqué, sa vive préoccupation quant à la situation dans l'Est de la RD Congo, théâtre de violents affrontements entre l'armée congolaise et le M23, supplétif de l’armée rwandaise. Le Quai d'Orsay a ouvertement dénoncé l'implication du Rwanda dans ce conflit armé. Par ailleurs, il condamne la poursuite des offensives du M23 avec le soutien du Rwanda, ainsi que la présence des forces rwandaises sur le territoire congolais. Dans cette même déclaration, la France exige que le Rwanda cesse tout soutien au M23, se retire du territoire congolais et demande également l'arrêt immédiat des combats par le M23 et son retrait des zones occupées, conformément au processus de médiation de Luanda. « Le M23 doit cesser le combat immédiatement, et se retirer de toutes les zones qu’il occupe, conformément aux décisions prises dans le cadre du processus de Luanda. Nous appelons le Rwanda à cesser tout soutien au M23 et à se retirer du territoire congolais », a peut-on lire dans cette déclaration. Nonobstant, la France réaffirme son attachement au respect des engagements des forces armées congolaises de cesser toute collaboration avec les FDLR, composées d'anciennes milices ayant participé au génocide des Tutsi au Rwanda en 1994. « La France appelle l’ensemble des groupes armés à mettre un terme aux violences », insiste la France. Sur le terrain, de nouveaux affrontements ont opposé ce mardi, l'armée congolaise aux terroristes du M23 soutenus par …

La reprise des hostilités par des groupes armés soulève au plus haut point « la colère » de l'armée, qui gère les institutions depuis plus de deux ans, en province de l'Ituri. Contre toute attente, le samedi 17 février 2024, la milice CODECO a été pointée du doigt accusateur dans la tuerie massive d'une dizaine de civils, en territoire de Djugu. Ces nouvelles tueries interviennent après une accalmie totale, durant près d'un an, sur plusieurs bastions des groupes armés qui, dorénavant, s'engageaient sur la voie de la paix, en signant les actes d'engagement de cessation des hostilités. Nombreux ont même déposé les armes et quitté leurs maquis. Cependant, la reprise des armes contre les civils révolte l'armée. D'après Jules Ngongo, porte-parole de l'armée en Ituri, la province qui n'avait jamais connu une accalmie pendant au moins une année et une cohabitation pacifique entre les communautés, est maintenant plongée dans la politique qu'il qualifie de « mort-mort ». « Aujourd'hui, nous assistons à un retour, je dirais même, à la reprise des tueries innocentes des paisibles populations de manière lâche , c'est parce qu'il y a aussi un retour politicien des manipulateurs que moi je considère comme les morts - morts. Souvenez-vous, le mort-mort est un féticheur que certains connaissent bien. Nous avons des politiciens qui se sont distingués à manipuler la population, et moi je dis que c'est le retour de la politique de mort-mort en province de l'Ituri par certains politiciens qui ont perdu les pédales et la manière …

Au cours de la dernière réunion du Conseil des ministres présidée par le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, le ministre des Hydrocarbures, Didier Budimbu a annoncé la mise à disposition des tanks de carburants terrestres et d’aviation appartenant à la société publique des hydrocarbures, COBIL SA. Lesdits tanks seront installés au niveau des aéroports internationaux de Ndjili, dans la ville de Kinshasa et Bangoka à Kisangani avec pour objectif, la constitution de stocks stratégiques. Par conséquent, il a sollicité l’autorisation de la mise en place d’une Commission technique mixte ad hoc composée notamment des ministères de la Défense nationale, de l’Économie nationale des Hydrocarbures, des Finances et de COBIL S.A. Cette commission sollicitée par le ministre sectoriel aura pour mission de statuer, en extrême urgence, sur les présents projets dont l’intérêt stratégique pour le pays n’est plus à démontrer. Selon le compte rendu de cette réunion gouvernementale qui rapporte l’adoption de cette note d’information, le décaissement des fonds devrait se faire soit sur fonds du trésor public, soit sur fonds de la ligne SS2 de la structure des prix des produits pétroliers, soit sur tout autre mécanisme à suggérer par le ministère des Finances devant permettre la concrétisation urgente desdits projets. Samuel Nakweti

Dans une communication faite le 19 février dernier, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a annoncé le renforcement de sa présence dans la ville nord-kivutienne de Goma, au Nord-Kivu, suite à la recrudescence des hostilités dans la partie Est du pays. Selon ce document consulté par POLITICO.CD, la Mission onusienne a réitéré son appel au groupe armé M23, soutenu par les forces armées rwandaises (RDF), à « cesser son offensive ». « Les casques bleus de la MONUSCO continuent de soutenir l'armée congolaise en défendant les principales routes menant aux villes clés de Sake et Goma, la capitale du Nord-Kivu », a expliqué le porte-parole du secrétaire général des Nations Unies, Stéphane Dujarric, cité par la même source. En même temps, ce haut diplomate onusien a indiqué que suite à la détérioration de la situation sécuritaire autour de Sake et Goma, la MONUSCO y renforce sa présence « en y faisant venir des casques bleus sud-africains de la Brigade d'intervention de sa Force, basée à Beni, dans le nord de la province ». De son côté, le porte-parole militaire de la MONUSCO, le lieutenant-colonel Mensah Kadagni a précisé que le déploiement de ces soldats sud-africains vient renforcer les unités de la Mission onusienne déjà déployées. « Le commandant de la force avait déjà déployé des forces pakistanaises de la province du Sud-Kivu dans le cadre de la coopération avec l’armée congolaise […] Cet effort témoigne de la ferme détermination de la force …

Le ministère du Genre, famille et enfant rassure l'opinion nationale que la traditionnelle coutume de port de pagne en marge de la date du 08 mars, n'a pas interdit. Dans une mise au point faite le 19 février, Mireille Masangu fait savoir que compte tenu de la situation déplorable dans laquelle croupissent les populations de l'Est de la RDC, la célébration des activités du mois de droits de la femme sera dans une attitude de deuil, d’où la recommandation de la tenue noire pendant toutes les activités prévues le 8 mars prochain. Elle a demandé aux femmes qui voudront porter des pagnes, robes, jupes, pantalons que ça soit de couleur noire, pour non seulement montrer à la face du monde que le pays est en deuil, mais surtout, pour dénoncer la guerre injuste imposée à la RDC par le Rwanda, à travers les terroristes de M23. La ministre Masangu indique que son message lancé lors du lancement officiel des activités du mois des droits de la Femme 2024, concernant le port de pagne pendant la journée du 8 mars a été mal interprété par quelques médias et réseaux sociaux. Faisant d’une pierre deux coups, elle a demandé à tous les congolais d'être solidaires avec les compatriotes de l'Est et à soutenir les actions du Chef de l'Etat Félix Tshisekedi sur la guerre de l'Est de la République démocratique du Congo. Cette année, la célébration de la journée internationale des droits de la femme se tiendra au niveau national, sous le …

Par voie de communiqué de presse rendu public le 19 février, la Commission Européenne annonce que l'Union européenne et le Rwanda ont conclu un accord important pour favoriser le développement de chaînes de valeur durables et résilientes pour les matières premières critiques. Ce protocole d'accord signé par Jutta Urpilainen, commissaire européenne aux partenariats internationaux et Vincent Biruta, ministre des Affaires étrangères du Rwanda, a pour objectif de renforcer le rôle du pays aux mille collines dans la promotion du développement durable et des chaînes de valeurs résilientes en Afrique. Ledit d'accord établit une coopération étroite entre l'UE et le Rwanda dans les cinq domaines notamment, l'intégration de chaînes de valeur durables pour les matières premières et le soutien à la diversification économique, la coopération en vue de parvenir à une production et une valorisation durable et responsable des matières premières critiques et stratégiques; la mobilisation de fonds en faveur du déploiement des infrastructures nécessaires au développement des chaînes de valeur pour les matières premières, y compris en améliorant le climat d'investissement, la recherche et l'innovation, ainsi que le partage des connaissances et des technologies liées à l'exploration, à l'extraction, au raffinage, à la transformation, à la valorisation et au recyclage durables des matières premières critiques et stratégiques, à leur remplacement, à la gestion des déchets et au suivi des risques liés à l'approvisionnement. D'après la Commission Européenne, la signature de cet accord témoigne de l'intention des deux parties de renforcer leur partenariat en vue d'une intégration plus étroite des chaînes …

Le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde a présidé, vendredi dernier, la 125ème réunion du Conseil des Ministres au cours de laquelle plusieurs dossiers importants ont été examinés. Ainsi, le Ministre des Hydrocarbures a soumis pour approbation le projet d'ordonnance-loi portant sur le contrat d'exploitation du gaz méthane du Lac Kivu signé en 2018. Ce contrat engage l'État congolais avec le consortium composé de Engineering Procurement et Project Management (EPPM), Trans Century Limited et Kivu Power, qui a repris les parts de Swede Energy RDC. « Le Ministre des Hydrocarbures a soumis au Conseil le Projet d’Ordonnance-Loi portant approbation du Contrat du 18 décembre 2018 pour l’exploitation du gaz méthane du Lac Kivu dans le Bloc Goma entre la République Démocratique du Congo et Engineering Procurement et Projet Management SA, Trans Century Limited, Swede Energy RDC Sarl devenue Kivu Power SA par Contrat de novation du 07 mai 2019 », a indiqué Muhindo Nzangi. Selon les informations rapportées par le ministre de l'ESU qui faisait office du porte-parole du gouvernement, la mise en œuvre de ce contrat permettra de réduire sensiblement le déficit énergétique dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Maniema. Actuellement, ces régions souffrent d'un manque criant d'électricité qui freine leur développement. Il a également souligné les retombées sociales espérées, avec la création d'emplois durant les travaux ainsi que l'amélioration des conditions de vie de la population. « La mise en œuvre de ce Contrat aura les impacts suivants : réduction du déficit énergétique dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu …

Depuis le début de ce mois de février, des combats opposent l'armée congolaise aux terroristes du M23 soutenus par le Rwanda dans la province du Nord-Kivu, dans le Masisi précisément. Hormis des pertes en vies humaines, cela a eu pour conséquence un déplacement massif des populations de Sake vers la ville Goma, chef-lieu de la province. Le déplacement interne des populations n'est pas la seule répercussion de cette crise à laquelle le pays est en train de faire face. Il y a également la pénurie alimentaire. La reprise des hostilités a barré le tronçon routier qui va de Goma vers Bukavu, capitale de la province voisine Sud-Kivu. Bukavu s'y approvisionne en nourriture. « Avant la reprise du conflit, j’achetais 50 sacs de haricots à 60 dollars, et le soja à 70 dollars. Actuellement, c’est 90 à 100 dollars », explique Wakengo Itete, propriétaire d'un dépôt de de haricot et de soja situé dans le marché Beach Muhanzi au bord du lac Kivu, qui s'est confié à Radio France internationale (RFI). « Un sac de manioc se vendait à 30 dollars aujourd’hui c’est plus de 50 dollars ! D’ailleurs le manioc est difficilement accessible ces jours-ci. Nous pensions nous approvisionner au Rwanda, mais l’exportation des haricots par les petits commerçants est devenue une fraude chez nos voisins», a-t-il ajouté. Selon RFI, d’autres commerçants tentent de s’approvisionner en nourriture dans les villages voisins. Mais là aussi la production est faible. Les conflits ont bloqué l’accès à beaucoup d’aliments comme la pomme de …

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