Félix Tshisekedi se dit « poignardé » par Kagame après trois années des « excellentes relations »

Sur fond des tensions diplomatiques et sécuritaires en entre la République démocratique du Congo et son belliqueux voisin le Rwanda, le président congolais Félix Tshisekedi a accusé, de nouveau, Kigali de ne pas jouer un franc jeu. Félix Tshisekedi qui reconnaît avoir entretenu, trois ans durant, des « excellentes relations » avec le président rwandais, confie être « poignardé » à cause du soutien de Kigali à la rébellion du M23.

Félix Tshisekedi qui répondait à une interview au Royaume-Uni, dans reconnaît que ses liens avec Kigame avaient « marché pendant trois ans. Les relations étaient excellentes.

« Nous avons dû revoir tout cela, arrêter tout cela, parce que nous avons eu l’impression d’avoir été poignardé dans le dos », a déclaré le président Tshisekedi qui juge « inacceptable » le comportement du Rwanda.

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Félix Tshisekedi rappelle son initiative, dès son arrivée au pouvoir, d’entretenir des bonnes relations avec les 9 pays voisins de la RDC, en développant des projets communs.

« Je suis allé voir tous nos voisins, nous en avons neuf, pour leur dire : je veux que nous engagions nos relations sur des programmes de développement, des projets qui vont être d’intérêt commun à nos deux pays, à nos deux peuples pour, évidemment, évoluer, aller vers le développement, sortir notre sous-région de cette image qu’on lui colle de violence, d’instabilité, d’insécurité ».

En juin 2021, Kinshasa et Kigali avaient signé à Goma, au moins 4 accords, en présence de deux chefs d’Etat (Tshisekedi et Kagame), dont le plus important donnait au Rwanda l’exclusivité du raffinage de l’or produit par la société aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA).

Kinshasa avait auparavant autorisé la compagnie nationale aérienne Rwand’Air, de desservir plusieurs destinations en RDC. En mars 2022 a ressurgi la rébellion du Mouvement du 23 mars, battue par les Forces armées de la RDC (FARDC) en 2013, et dont les hommes avaient été cantonnés au Rwanda et en Ouganda. Kinshasa et les experts des Nations unies ont documenté l’agression, avec des preuves sur l’engagement des militaires rwandais à l’intérieur des frontières congolaises, combattant aux côtés des « terroristes du M23 », comme les qualifie Kinshasa.

Stéphie MUKINZI M

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