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Après plusieurs jours de suspense, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a finalement rendu public dans les premières heures de ce dimanche 14 janvier 2024, les résultats provisoires de l’élection législative nationale du 20 décembre 2023. Dans les 4 circonscriptions électorales que compte la ville-province de Kinshasa, également capitale du pays, certains anciens élus ont été réélus, alors que d’autres grandes figures de la politique congolaise ne l’ont pas été. A cela s’ajoute, l’élection de nouvelles têtes à l’hémicycle qui n’étaient pourtant pas attendues il y a quelques mois. Au district de la Funa, composée des communes de Bandalungwa, de Bumbu, de Kalamu, de Kasa-Vubu, de Makala, de Ngiri-ngiri et de Selembao et comptant 12 sièges sur 56, la CENI a indiqué que les candidats Eddy Iyeli, Patrick Muyaya, Amisi Makutano, Jean-Marie Lukulasi, Christelle Vuanga, Faustin Kaziteriko, Jerry Dikala, Lydie Nziya, Lambert Osango, Pepitho Karomone Kilala, Godé Mpoy Kadima, et Nickson Nzinga Nlandu ont été élus. A la Lukunga, composée des communes de Barumbu, de La Gombe, de Kinshasa, de Kintambo, de Lingwala, de Ngaliema, du Mont Ngafula et comptant 14 sièges sur 56, les candidats Tony Mwaba Kazadi, Samuel Mbemba, Antoinette N’samba Kalambayi, Daniel Mbumba Lubaki, Eliezer Ntambwe, Acacia Bandubola, Kennedy Katasi Kiala, Wivine Moleka, Jean-Marie Mbuyi Kalonji, Roger Etienne Ron Bimwala, Clémence Sangana, Emmanuel Bahati, Olivier Kasanda, et John Etamba Ekamba. Sur le 11 sièges que compte le district de la Mont-Amba, composé des communes de Kisenso, de Lemba, de Limete, de Matete, et de Ngaba, la centrale …

L’opposant Martin Fayulu a prévenu les dirigeants de la CENI qu’il n’acceptera pas le « simulacre d'élections et ses résultats farfelus ». Le coordonnateur de la coalition Lamuka qui ne cesse de dénoncer une élection « truquée », condamne l'attaque du siège de son parti politique ECiDé et le fait que leur marche programmée le mercredi à Kinshasa pour exiger l’annulation des scrutins du 20 décembre a viré à l’affrontement avec les forces de l’ordre. « Après sa barbarie du 20 mai dernier à Ngaba, la police de M. Félix Tshisekedi récidive ce mercredi 27 décembre devant le siège de l’ECiDé. Non, personne n’acceptera le simulacre d'élection de Denis Kadima et ses résultats farfelus. Le peuple congolais est désormais debout et rien n'arrêtera sa détermination à recouvrer sa souveraineté et sa dignité au travers des élections crédibles avec une CENI recomposée », a argué le candidat arrivé deuxième à la présidentielle de décembre 2018. Le 14 décembre 2023, la Cour constitutionnelle avait déclaré non fondée, la requête déposée par Martin Fayulu, Jean Claude Baende, Marie-Josée Ifoku, Denis Mukwege, Théodore Ngoy, Nkema Liloo ainsi que Floribert Anzuluni contre le processus électoral en cours. Agissant dans le cadre du contrôle des textes de la Constitution, la Cour avait statué que la requête n’était pas fondée. Les requérants avaient soulevé des préoccupations, notamment sur l’illisibilité de nombreuses cartes d’électeurs (qu’ils estiment à 80%), affirmant que cela avait été intentionnellement fait par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour valider la fraude. Gilbert Ngonga Mandunda

L’opposition congolaise va poursuivre des actions du terrain pour réclamer l’annulation et la réorganisation des élections du 20 décembre dernier en République démocratique du Congo (RDC). Selon Moïse Katumbi, candidat à la présidentielle du 20 décembre, la marche de l'opposition organisée mercredi 26 décembre à Kinshasa sera suivie d’autres actions dans tout le pays. « Je condamne énergiquement la répression dont les Kinois ont été victimes, parmi lesquels de nombreux partisans de ECIDE, le parti-frère de Martin Fayulu. Un point de non-retour vient d’être franchi. Cette première marche sera suivie d’autres actions dans tout le pays. La tricherie, la fraude et le mensonge ne passeront pas », a écrit le président national d’Ensemble pour la République du son compte X ( ex Twitter). Moïse Katumbi estime que la répression réservée à la manifestation organisée par 5 autres candidats de l’opposition en l’occurrence Martin Fayulu et Dénis Mukwege est une « dictature de la part du régime de Félix Tshisekedi » « J’exprime ici ma compassion aux blessés et aux victimes de la dictature. Leur courage à défendre pacifiquement la liberté et la démocratie s’inscrit dans la ligne de nos héros », précise-t-il. Moise Katumbi avait commencé par revendiquer la victoire aux élections avant le début de publication de premières tendances par la centrale électorale avant de rejoindre le camp Martin Fayulu et d’autres candidats présidents de la République qui ne jurent que sur l’annulation et la réorganisation des élections en raison de plusieurs irrégularités. La manifestation interdite à Kinshasa ce …

Alors que les opposants congolais ne se sont mis d’accord pour la désignation d’un candidat commun pour maximiser leur chance de faire face à la candidature de Félix Tshisekedi, candidat à sa propre succession, leur échec qui se dessine particulièrement à la présidentielle semble les converge pour des actions communes en vue de protester contre le résultat en cours de publication à la Commission électorale nationale indépendante. Ce mercredi, après la marche avortée de Martin Fayulu et 4 autres candidats Président de République pour exiger l’annulation des élections, Moïse Katumbi a donné la voix pour des nouvelles actions sur l’ensemble du territoire national. « Après le simulacre d’élections organisé par la CENI, le peuple congolais a décidé - comme la Constitution lui en donne le droit - de se prendre en charge et de marcher pacifiquement pour exiger la tenue d’un vrai scrutin. Pour seule réponse, la population a rencontré les tirs et la violence aveugle des forces de l’ordre. On dénombre plusieurs blessés. C’est inacceptable », a-t-il déclaré. Le vin est tiré, il faut le boire, Moïse Katumbi a déclaré qu’avec la marche conduite par le président national de l’ECiDé, Martin Fayulu, un point de non retour a été franchi. « Cette première marche sera suivie d’autres actions dans tout le pays. La tricherie, la fraude et le mensonge ne passeront pas », a affirmé le président du parti Ensemble pour la République. Plus tôt dans la journée, son porte-parole Olivier Kamitatu a déclaré que Moïse Katumbi et ses …

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) poursuit avec la publication partielle des résultats de la présidentielle 2023. Selon les chiffres de ce mercredi, Moïse Katumbi a atteint son premier million de voix. Le président d'Ensemble pour la République a eu un tout petit bond vers l'avant en termes de pourcentage. Si le mardi il était à 14, 27 % avec 873 816 voix, ce mercredi il est à 14, 77 % avec 1 800 330 voix en sa faveur. Le candidat président à sa propre succession, Félix Tshisekedi continue de dominer les tendances sur la liste, et remonte un peu en termes de pourcentage, conséquence de l'augmentation de voix en sa faveur. Si ce mardi dernier les dernières tendances issues des compilations partielles des résultats donnaient à Félix Tshisekedi 78, 68 % avec 4 835 253 de voix, ce mercredi, il est à 79, 13 %, pour les 6 968 370 suffrages exprimés en sa faveur sur un total de votants 8 806 570. Le top 5 est completé par Martin Fayulu avec 303 738 voix en sa faveur (3,45 %); Rajabo Tebabho avec 51 279 voix (0,58), et Denis Mukwege qui rejoint le top 5 avec 22 766 voix (0,26 %). F.Joseph

La déclaration de l'archevêque métropolitain de Kinshasa, Fridolin Ambongo déplorant « un gigantesque désordre » dans l’organisation des élections n’a pas laissé la CENI indifférente. Le président de la CENI, Denis Kadima Kazadi a rassuré que son institution n’est pas à l'origine du désordre qui a émergé. « Au contraire, nous avons essayé par tous les moyens de répandre les choses et d'appeler la police. Il y a des gens qui sont arrêtés en ce moment », a indiqué le président de la CENI affirmant avoir déployé toutes les dispositions nécessaires pour faire face à ces défis sécuritaires qui ont émaillé l’opération de vote. « Il y a des gens qui sont arrêtés, il y a des machines qui sont en sécurité avec l'intervention de l'armée parfois. J'ai fait intervenir l'armée à Kisangani par exemple, donc, nous n'avons pas croisé les bras. Le désordre à certains endroits a eu lieu, mais ce n'est pas avec la bénédiction de la Céni, c'est cela aussi qu'il faut retenir. C'est ça notre société », a poursuivi le président de la Commission nationale électorale indépendante au cours d’un entretien avec RFI. Selon Denis Kadima, la sécurité dans le processus électoral ne devrait pas être une émanation de la CENI. « Chaque fois qu'on me demandait : Est-ce que vous allez organiser de bonnes élections ? J'ai toujours dit, cette question ne peut pas être posée à la seule CENI, on doit la poser à tout le monde parce que nous, nous nous occupons de …

Réunis à Kinshasa, une dizaine d’organisations et acteurs de la société civile congolaise ont qualifié de « légères », les déclarations préliminaires des Missions d'observation de la SADC, de la CEEA et de l'UA par rapport au déroulement des élections en RDC. Pour ces organisations qui se disent préoccupées, les déclarations préliminaires de ces Missions d’observation sous-régionales sont « fantaisistes ». Dans une déclaration conjointe lue par Jean-Bosco Lalo, premier vice-président et porte-parole de la société civile forces vives de la RDC, ces acteurs ont également déploré dans « le comportement honteux et irresponsable » de certaines structures de la société civile qui auraient publié des rapports contraires aux réalités du terrain. Dans leurs rapports préliminaires, les MOE de la SADC et de l’Union Africaine ont noté avec satisfaction, le déroulement des élections en République démocratique du Congo, en dépit des dysfonctionnements signalés. Jérémie Ngunga Léman

La commission électorale nationale indépendante (CENI) a poursuivi la publication des tendances des résultats pour la présidentielle de 2023 ce lundi 25 décembre. Selon ces résultats, dans le total de 43 circonscriptions et les 5 pays où la diaspora congolaise a pu voter, les résultats partiels donnent Félix Tshisekedi vainqueur avec 81,40 % pour 1 527 618 voix. Il est suivi de Moïse qui a atteint 284 952 voix donc 15, 20 %. En troisième position, c'est désormais Martin Fayulu qui a engrangé 23 384 voix donc 1,20 %. Rajabo Tebabho vient en quatrième position ce lundi, avec 11 606 voix, soit 0,60 %. Celui qui clôture le top 5 c'est Constant Mutamba qui a glané 3 706 voix, donc 0,20 %. La CENI promet de poursuivre la publication des résultats dans d'autres circonscriptions ce lundi. Les circonscriptions qui ont fait l'objet de compilation partielle sont : Boma ville; Kasangulu; Kimvula pour la province du Kongo Central; Feshi; Kahemba, Kasongo Lunda; Kenge Ville pour la province de Kwango; Kabinda; Kamiji pour la province de Lomami; Dilolo; Kapanga pour la province de Lualaba; Bolobo; Inongo; Inongo Ville pour la province de Mai-Ndombe; Beni; Beni ville; Butembo pour la province du Nord-Kivu; Isangi; Kisangani ville et Opala pour la province de la Tshopo. F.Joseph

Au cours d'un point de presse animé à Kinshasa dimanche 24 décembre, le parti politique Ensemble pour la République a exigé l’annulation des scrutins pour « fraude électorale » ainsi que l’arrestation immédiate du président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima et son bureau. « Les machines à voter et les bulletins de vote ont été retrouvés entre les mains des tiers, tous candidats du camp de Félix Tshisekedi, qui ont tous voté un même et seul candidat, Félix Tshisekedi. C’est la preuve irréfutable que la fraude a été organisée et planifiée en sa faveur, avec la complicité de la CENI. Une seule machine retrouvée entre les mains d’un tiers remet en cause la neutralité de la CENI, confirme la fraude et annule les scrutins. Qui leur a donné ces machines? Combien de machines ont-ils reçues? Comment a-t-on mis en place, au sein de la CENI, une organisation facilitant la détention des machines par le camp Tshisekedi », a exposé Hervé Diakiese, porte-parole du parti politique de l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi. Ensemble pour la République n’entend pas accepter les résultats partiels qui sont en cours de publication par la centrale électorale. « Le Président de la CENI, Denis Kadima devrait écoper d’une condamnation lui interdisant d’approcher de 100 mètres n’importe quel bureau de vote sur la planète. Nous ne nous sentons même pas concernés par tout ce qui sortira du prétendu centre autoproclamé Bosolo, pour nous c’est un non événement », a-t-il tranché. Appelant les …

Dans une interview accordée à RFI, le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya a réagi à la demande faite par l'opposition congolaise pour l’annulation des élections présidentielle, législatives et municipales du 20 décembre à travers l’étendue de la RDC. Pour le ministre de la Communication et Médias, la demande de l'opposition est « un aveu d'échec et d'impuissance ». Il estime que les opposants devraient attendre le dernier coup de sifflet avant de quitter le match. « Aveu d’échec, aveu d’impuissance, problème de cohérence pour ceux qui se disaient déjà vainqueurs. En politique comme au foot, il faut savoir être fair-play. Il faut attendre que l’arbitre donne le coup de sifflet final avant de quitter le match même si vous êtes menés 10 à 0 », a pesté Patrick Muyaya Au cours de cet entretien, Patrick Muyaya qui reconnaît tout de même quelques défis logistiques liés au déploiement tardif des kits électoraux, appelle toutes les parties prenantes aux élections à garder le sang froid. D’après lui, au bout du compte, c’est la RDC qui en sortira vainqueur. Muyaya croit dur comme fer que celui qui sera élu, sera porté par les congolais, afin de faire triompher la démocratie congolaise. Environ 44 millions d’électeurs étaient attendus devant 75 400 bureaux de vote pour élire le Président de la République, les députés nationaux, provinciaux et les conseillers municipaux. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a d'ores et déjà entamé depuis le dimanche 24 décembre, la publication des résultats partiels de la présidentielle pour …

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