Blanchiment des capitaux : La CENAREF va suivre les traces des opérations dans les casinos et paris sportifs

Pour mieux lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme à travers les jeux du hasard, le secrétaire exécutif de la CENAREF, l’avocat général Adler Kisula Betika a échangé ce jeudi 20 octobre 2022, avec l’autorisation nationale des jeux (ANJ), structure du gouvernement Français.

Cette séance de travail a permis aux deux parties d’évaluer les risques et les conséquences négatives sur l’économie des nations car des centaines de millions de dollars circulent à travers ces jeux. Dans ce secteur, nous avons les paris sportifs, les casinos et d’autres jeux qui facilitent aussi le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Pour y faire face, il faut un engagement politique au plus au point comme c’est le cas actuel avec la République démocratique du Congo.

« En cas de manque de contrôle et de surveillance dans ce secteur, le pays perds et le peuple en souffre avec des conséquences négatives sur la stabilité des familles », affirme Mr Eric Sjöden de l’ANJ.

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L’interlocuteur de Kisula Betika Adler a emis le voeux de voir les autorités congolaises s’engager à surveiller toutes les opérations financières dans le réseau physique ou dans le réseau en ligne, via des structures étatiques appropriées.

Sous l’impulsion du Chef de l’État qui a fait de la lutte contre le coulage des recettes son cheval de bataille, la CENAREF est engagée dans la lutte contre la fraude, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme à travers les jeux d’argent en République Démocratique du Congo. Cette lutte enclenchée en RDC avec un retard face à la vitesse des opérations financières suspectes à travers des casinos, des paris sportifs et tous les autre jeux, mérite une attention particulière de la plus haute autorité en urgence avec une dotation des moyens suffisants à la CENAREF et la mise en place d’un organe de régulation du secteur et ce, pour permettre que la régulation pour le pays prenne en charge la gestion des jeux de tirage, des paris sportifs, les paris hippiques, des casino et des clubs de jeux.

À ce jour, la volonté politique du président Félix-Antoine Tshisekedi a déjà produit des résultats contre le blanchiment des capitaux et le financement via le secteur bancaire mais connait encore un déficit pour le secteur des jeux. En prenant les choses en main, le secrétaire exécutif de la CENAREF, l’avocat général Adler Kisula Betika a engagé sa structure sur la voie de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme à travers les casino et les paris sportifs, pour non seulement assainir le climat des affaires mais aussi baliser le chemin pour l’arrivée des gros investissements en RDC.

Dans un avenir proche, pour respecter les engagements pris par la RDC auprès du GAFI après ses recommandations issues de la plénière d’octobre 2022 à Paris, les opérateurs du secteur des jeux doivent se conformer aux normes qui leur seront édictées par la CENAREF. Ces mesures partiront de la déclaration des opérations à la nature des jeux auxquels ont accès les joueurs (parieurs) par les statuts, les comptes et les profils des joueurs.

Somme toute,
en application de la volonté du président de la République, la CENAREF travaille pour réduire les risques des opérations financières susceptibles de financer le terrorisme et annonce que la lutte contre les offres illégales sera intensifiée pour ramener les opérateurs sur la voie légale pour sortir le pays des listes inappropriées sur lesquels elle figure pour pousser les investisseurs à lui redonner confiance.

Face à ce défi majeur de lutter contre le financement du terrorisme et le blanchiment des capitaux à travers les jeux, la CENAREF se doit de former ses équipes pour améliorer leur efficacité sur terrain et ainsi rendre service de qualité à la nation.

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