Présidentielle 2023 : une fois élu, Fayulu promet de recourir à l’ONU pour extirper les FDLR et ADF de la RDC

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À neuf jours de la prochaine présidentielle prévue le 20 décembre, l’opposant congolais, Martin Fayulu a présenté à nos confrères de Radio France Internationale (RFI), son projet de société notamment axé sur le rétablissement de la paix et de la stabilité dans la partie Est de la République démocratique du Congo.

Le président du parti politique Engagement pour la citoyenneté et développement (ECiDé) a expliqué qu’une fois élu à la magistrature suprême, il prévoit de mettre en place « une armée aguerrie, formée, entraînée et équipée » et, en même temps, construire des camps militaires, surtout dans les provinces situées dans l’Est du pays.

« Une fois élu, nous allons dire à l’ONU, qu’elle doit extirper les éléments des FDLR du Congo, ils sont 1 500 ou 2 000, je ne sais pas, et les amener loin du Congo. Nous allons demander aussi aux Nations unies d’éloigner de notre pays les ADF ougandais. Et dire à monsieur Paul Kagame et à monsieur Yoweri Museveni que le Congo n’est pas un pays à prendre », a-t-il martelé.

Selon le candidat numéro 21 à la prochaine présidentielle, l’actuel processus électoral est totalement « chaotique ». A en croire ses propos, le scrutin est organisé dans le sens de « faire élire par la fraude Félix Tshisekedi ».

« Il [ndlr. Félix Tshisekedi] a mis en place une Cour constitutionnelle acquise totalement à sa cause. Il a mis en place une commission électorale à lui et il a fait adopter à l’Assemblée nationale une loi électorale favorable à lui. Mais nous sommes là, nous veillons », a souligné Martin Fayulu.

L’opposant congolais a insisté sur le fait qu’il n’est pas candidat pour accompagner l’actuel Chef de l’État ou Denis Kadima, président de la CENI dans leurs « forfaitures », mais plutôt pour surveiller et donner aux congolais la vérité des urnes.

Il a émis le vœu de voir les congolais ne voter que pour « celui qui va résoudre les problèmes du pays », car pour lui, ce n’est pas l’argent qui doit voter, ni la tricherie, mais plutôt la personne qui est capable d’articuler un programme, de défendre les intérêts de la RDC sous le ciel international, et non des « marionnettes qui veulent le pouvoir pour le pouvoir ».

Monge Junior Diama