RDC : des forces vives disent non à un troisième mandat du président Kabila

C’est l’une des résolutions de la conférence débat sur le rôle de la Société civile dans l’édification de la démocratie en RDC, analysé dans le livre de maître Hubert Tshiswaka, jeudi 12 juillet 2014, à l’Institut français de Lubumbashi (Haut-Katanga), une province du Sud-Est de la République démocratique du Congo (RDC). Initiée par l’Institut de recherche en Droits Humains (IRDH), cette rencontre a réuni des animateurs d’ONG, des professeurs d’universités, journalistes et autres intellectuels, en vue de réfléchir sur la situation actuelle de ce pays au cœur de l’Afrique. 

Après échanges et débats, les forces vives ont résolu qu’il y a urgence de repenser les actions des Organisations non gouvernementales (ONG) nationales et internationales, face aux difficultés de l’édification de la démocratie et l’Etat de droit, en RDC.

Pour relever ces défis, les ONG congolaises doivent redevenir plus citoyennes qu’expertes, plus actives que spectatrices, plus exigeantes et déterminées, dans la non-violence, comme la veuve face au juge inique, de la parabole rendue dans la sainte Biblique dans Luc 18 :1-8.

Cela, d’autant plus que la problématique de l’engagement citoyen se pose avec acuité, dans le contexte où le flou et l’incertitude sont entretenus par des politiciens véreux qui mettent en danger l’avenir du pays. Pour eux, il appartient à la société civile d’éclairer le citoyen et l’aider à exprimer ses desiderata, en tant que souverains primaire, dans un but non lucratif et sans vouloir conquérir le pouvoir.

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S’inspirant de la veuve face au juge inique, la société civile doit exiger au quotidien, sans relâche jusqu’à l’obtention du respect de la volonté du souverain primaire suffisamment exprimée dans la Constitution et l’Accord politique de la Saint Sylvestre. Comme le Comité Laïc de Coordination (CLC), l’Institut pour la démocratie, la gouvernance, la paix et le Développement en Afrique (IGDPA) et l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ), les participants à cette conférence ont émis plusieurs vœux. Il s’agit pour le Président Kabila, d’accepter que son deuxième et dernier mandat a déjà expiré en décembre 2016 et qu’il ne peut plus se représenter à la présidentielle du 23 décembre 2018, conformément au calendrier de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Il y a également la libération des prisonniers politiques emblématiques et les leaders des mouvements citoyens. Enfin, ces forces vives souhaitent que s’arrête les poursuites judiciaires politiquement motivées contre des leaders de l’opposition contraints à l’exile.

JAW

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