Secrétaire général du parti politique Rassemblement Congolais pour la Démocratie/Mouvement de Libération (RCD/K-ML), membre du regroupement Alternance pour la République, le député Kiro Tsongo Grégoire indique qu’aucune évolution n’a été remarqué quant aux conditions ayant emmené la commission électorale nationale indépendante à annuler la présidentielle et reporter les élections législatives dans les entités de Beni, Butembo et Yumbi.

“Nous restons lésés parce que les raisons avancées qui ont été avancées pour repousser les élections ne sont pas fondées. La CENI avait parlé de l’épidémie d’Ebola et de l’insécurité, mais ni Ebola n’est pas encore éradiquée ni l’insécurité n’est pas encore endiguée dans la région de Beni” déclare-t-il à POLITICO.CD.

“Organiser les élections ce 31 mars revient à la même situation qu’elles devraient être organiser fin décembre dernier” poursuit ce membre du bureau politique de la plate-forme Ensemble pour le changement.

Pour Kiro Tsongo Grégoire, les candidats aux élections législatives dans ces circonscriptions sont sacrifiés par le pays car ils seront dans l’obligation de mener doublement la campagne électorale.

“Nous sommes obligés de faire la campagne électorale pour la deuxième fois. Nous n’avons pas de choix car nous n’avons pas le pouvoir. Nous sommes les sacrifiés de la République”.

À la suite de la recrudescence de la maladie à virus Ebola et l’insécurité dans la région de Beni et les violences dans le territoire de Yumbi, la commission électorale nationale indépendante avait décidé de reporter les scrutins législatives dans ces zones, y annulant la présidentielle. Cette décision de la centrale électorale avait provoqué une vague de protestation notamment dans la ville de Beni, où de centaines de manifestants avaient pris pour cible les structures sanitaires impliquées dans la riposte contre la dixième épidémie d’Ebola apparue dans la cité de Mangina en août 2018.

Fiston Mahamba (@FMLarousse)