Tom Perriello, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs connaît-il déjà le nom du vainqueur de la Présidentielle du 30 décembre en République démocratique du Congo? Dans un tweet étrange, l’ancien diplomate et membre du Congrès américain appelle à “apprendre” le nom de Martin Fayulu, qui pourrait, selon lui, changer des chsoes en RDC.

Apprenez le nom Martin Fayulu, un réformateur congolais anti-corruption qui semble avoir défié toutes les chances d’être élu président en dépit de règles truquées. Il est impossible d’exagérer à quel point il serait énorme pour la RDC, pleine de potentiel, de disposer d’un véritable réformateur à sa tête“, affirme-t-il dans une série de tweet ce vendredi.

La République démocratique du Congo attend toujours les résultats de ces élections tendues. Jeudi, les prêtres catholiques ont affirmé disposer du nom du vainqueur de la Présidentielle, sans le communiquer. Mais l’ancien Envoyé de Barack Obama dans la région semble en savoir plus.

En tant que diplomate, j’ai rencontré Fayulu plusieurs fois au cours de plusieurs années et il s’est concentré chaque fois sur la manière de faire avancer les réformes de la corruption et de protéger la Constitution, et non sur la position qu’il pourrait occuper dans un nouvel accord. Il a utilisé son expérience des secteurs public et privé pour se concentrer sur les résultats“, décrit Tom Perriello dans un autre tweet.

L’ancien diplomate ne tarie pas d’éloges pour le candidat de LAMUKA. “Dans un endroit (comme ici) où les gens sont profondément sceptiques vis-à-vis des élites politiques, Fayulu a construit sa crédibilité à partir de la rue en mettant en péril son corps, ses finances et sa liberté de protester contre la corruption, de soutenir les droits de l’homme et la démocratie“, dit-il.

Fayulu n’est pas aussi connu dans le monde – n’a pas été son objectif – mais il a conquis le peuple congolais en s’opposant à un statu quo corrompu et en rétablissant les fondements de la Constitution, et non en concluant des accords discrets. J’espère que la région et la communauté internationale respecteront cela“, a-joute-t-il.