Martin Fayulu exclut toute nouvelle alliance avec Félix Tshisekedi

Après son retrait de l’accord de Genève et la formation de la coalition « Camp du Changement » en collaboration avec Vital Kamerhe, tout ralliement Félix Tshisekedi-Martin Fayulu semble loin d’être réaliser. Le candidat commun du camp Lamuka a déclaré dans une interview à Jeune Afrique qu’une nouvelle alliance avec le président de l’UDPS serait une trahison du serment qu’ils ont tous pris à Genève.

Dans la foulée de la campagne électorale, le candidat président de la coalition Lamuka a accordé une interview exclusive au magazine Jeune Afrique. Il est revenu notamment sur l’accord de Genève et sur la campagne électorale.

L’échec de Genève et de l’opposition congolaise à faire front commun face au Front commun pour le Congo de Joseph Kabila « est un problème de caractère, de légèreté et surtout du pouvoir en place qui a une méthode infaillible : celle de l’achat des consciences », a déclaré Martin Fayulu en rappelant l’épisode Tshibala, tout en s’abstenant d’avancer que le pouvoir en place a poussé Félix Tshisekedi à se retirer de cet accord de Genève.

Au stade où sont les choses, le candidat président de Lamuka se dit ne pas être prêt à une nouvelle alliance avec Félix Tshisekedi, de qui pourtant  il a toujours été proche avant Genève. Car, « cela voudrait dire que je ne serai pas responsable, que je ne tiendrai pas mes engagements. Je me suis engagé à ne pas trahir notre serment. Je ne peux pas trahir l’accord que nous avons signé et qui est très clair », considère-t-il.

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Des alliances impossibles, c’est notamment au sein même de la coalition Lamuka, au niveau des législatives nationales et provinciales. Il est à son avis,  « difficile d’imaginer aujourd’hui des candidatures uniques, avec des gens qui se désisteraient au profit d’autres. Les candidats feront campagne et Lamuka entend constituer une force politique en réunissant ceux qui seront élus dans un groupe parlementaire ».

Une fois de plus, le président du parti politique Engagement Citoyen pour le développement, Ecidé, n’a pas réussi à élaguer la dichotomie qui caractérise son discours quand au vote du 23 décembre, appelant ses partisans à voter mais sa machine à voter.
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