A Pretoria, les « combattants » menacent de perturber la visite de Kabila

La diaspora congolaise de l’Afrique du Sud menace de perturber la visite du président Joseph Kabila prévue demain à Pretoria.
Image d'archive

Le président Joseph Kabila recentrera dimanche, son homologue Jacob Zuma,  à la résidence présidentielle Sefako Makgatho à Pretoria, dans le cadre de la 10ème session de la Commission bi-nationale Afrique du Sud-République démocratique du Congo.

A quelques kilomètres du lieu de du Rendez-vous, à Sunyside, le plus ancien faubourg de Pretoria, quartier pauvre et chaud, des Congolais, se présentant comme des « combattants » s’organisent. Ils se rassemblent. Ils sont des dizaines, en groupes. Un homme parle au milieu d’eux. Il refuse de se présenter. Le message ici est clair: « nous allons marcher sur Kabila« , lancent-ils.

Traditionnellement acquis à la cause de l’opposition, ces congolais de la diaspora ne semblent pas en amour avec le président Joseph Kabila, qu’ils estiment « hors mandat ». Kazadi Ilunga Mpanga, qui est le Secrétaire général de Communauté congolaise basée en Afrique du Sud pour la province du Gauteng, fut le premier à allumer la mèche dès hier. »Joseph Kabila est déjà hors mandat constitutionnel« , affirme-t-il à News24, un des principaux médias en Afrique du sud.

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Il a déclaré que les membres de la communauté congolaise annuleraient leurs services religieux dimanche afin de protester, de la même manière qu’ils ont protesté devant l’ambassade de la RDC à Pretoria en décembre dernier, lorsque les élections n’ont pas eu lieu au pays.  Les manifestations de décembre, qui faisaient partie de manifestations semblables ailleurs dans le monde, furent violentes, occasionnant des tirs de dissuasion de la police sud-africain et plusieurs blessés congolais.

Jean Claude Mbuyamba, un autre dirigeant de la même organisation,  lance: « Personne n’est disposé à nous donner la liberté. Liberté, vous devez le prendre par la force. »

La colère ici est toute autant dirigée vers l’Etat sud-africain; complice, selon eux, des massacres qui s’opèrent en République démocratique du Congo. Dans un communiqué, la présidence de l’Afrique du sud affirment que les deux pays «maintiennent de bonnes relations diplomatiques et politiques». Les deux pays coopèrent également en matière de sécurité, d’énergie, de développement d’infrastructures, de capacités et de renforcement institutionnel, du commerce, de la santé et des transports.

L’Afrique du Sud est le principal fournisseur de biens et de services étrangers de la RDC, qui touchent plus de 20% des importations totales du pays, selon le communiqué.

L’Afrique du Sud contribue également aux troupes au maintien de la paix en RDC et les deux présidents «échangeront des vues sur la paix, la sécurité, la stabilité et le développement sur le continent» en mettant particulièrement l’accent sur la région des Grands Lacs.

En attendant l’arrivée du président Kabila, la police sud-africaine se déploie finalement ici. Ces « combattants », dont la plupart n’ont pas de permit de séjour, se dispersent, par crainte d’arrestations.  Ils promettent néanmoins de « faire face » demain à aux forces de l’ordre.

1 comments
  1. Mais pourquoi faire cette annonce d’avance et se priver de l’effet surprise…? On voit qu’il s’agit des farfelus.

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