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Manifestations contre la MONUSCO : 32 congolais tués, plus de 150 blessés, le gouvernement décide de réévaluer le Plan de retrait de la force onusienne

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé, le soir du lundi 01 août 2022, une réunion de crise consécutive aux manifestations de colère contre la Monusco et aux incidents tragiques survenus, dimanche dernier, au poste frontalier de Kasindi.

D’après le compte-rendu de cette réunion parvenu à POLITICO.CD, la Commission Spéciale du Gouvernement sur la situation qui a prévalu au Nord-Kivu et Sud-Kivu qui avait pour mission de faire l’évaluation générale de la situation, en faire le bilan et ensuite apporter le réconfort et le soutien du gouvernement aux populations, a été auditionnée par les membres du gouvernement. Cette commission a présenté un bilan humain lourd faisant 36 morts et au moins 170 blessés.

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« Il ressort de ce rapport un bilan lourd de 36 morts répartit comme suit: 13 morts à Goma, 13 morts à Butembo dont 4 casques bleus, 4 morts à Uvira, 3 morts à Kanyabaonga, et, 3 morts à Kasindi. À cela s’ajoute près de 170 blessés dénombrés », lit-on dans le compte-rendu.

Dans cette optique, le Gouvernement n’a pas caché sa volonté de réévaluer le Plan de retrait de la MONUSCO. « Le gouvernement de la République a été chargé d’organiser une réunion avec la MONUSCO en vue de réévaluer le Plan de retrait cette force onusienne convenu en vertu de la résolution 2556 du Conseil de Sécurité », martèle le même communiqué signé par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.

Tshisekedi désapprouve « le comportement » des casques bleus

Au cours de la même réunion, le Président de la République a aussi évoqué son entretien de avec le Secrétaire Général des Nations Unies qui lui a exprimé ses vives condoléances après les incidents graves survenus à la frontière entre la République Démocratique du Congo et l’Ouganda. Au téléphone, Félix Tshisekedi a désapprouvé le comportement des casques bleus de la MONUSCO, apprend-t-on.

« Le Président de la République lui a, à son tour, fait part de sa totale désapprobation du comportement des casques bleus à la base de ces incidents et de la nécessité de s’assurer que les coupables soient sévèrement sanctionnés », renseigne, ensuite, le communiqué sanctionnant la réunion de crise.

Il a, par ailleurs, rappelé au Secrétaire Général des Nations Unies que le retrait du M23 de toutes les localités occupées, conformément au communiqué de Nairobi, à la feuille de route de Luanda et à la déclaration du Conseil de sécurité des nations unics du 01 juin 2022, est une condition nécessaire à la baisse de la tension.

Félix Tshisekedi a, tout de même, réitéré son appel au calme.

Serge SINDANI

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