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Ituri : Peine de mort requise contre 3 officiers supérieurs des FARDC pour vente des munitions de guerre aux CODECO

Trois officiers supérieurs des FARDC ont été requis, le jeudi 12 mai à Bunia, à la peine de mort par le Ministère Publics lors de l’audience publique de la Cour Militaire de l’Ituri siégeant en chambre foraine dans l’affaire de vente des munitions de guerre aux miliciens CODECO.

Parmi ces officiers, il y a notamment le Lieutenant colonel Michel Kalengamire, le major Jacques Malira et le major Justin Kalonda. Ces derniers sont poursuivis pour assocoation de malfaiteurs, participation à un mouvement insurrectionnel et crime de guerre, apprend POLITICO.CD à l’ACP.

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D’après la même source, la même peine a été infligée à quatre soldats de rang des FARDC, à savoir le sergent major, Simon Kanku Badibanga, les soldats de 1ère classe, Kabale Mitsumbu Yoakale, Fiston Yanu Nioka et Biento wa Biento, ainsi qu’aux deux civils, Deogratias Afoyo Unen et Joséphine Biwaga.

Dans ce registre, l’organe de la loi a, par contre, proposé quatre ans de servitude pénale principale contre le major, Salvador Ngoy pour vente de munitions de guerre et son renvoi devant le parquet militaire afin qu’il soit poursuivi de nouveau pour crime de guerre, participation à mouvement insurrectionnel et association de malfaiteurs.

Par ailleurs, le Ministère Public a requis, avec admission de très larges circonstances atténuantes, 20 ans de servitude pénale principale pour la prévenue Solange lotsove, 10 ans pour la prévenue Anne-Marie Lopango et 10 ans pour la prévenue Yenga Manikango.

Selon les informations rapportées par l’ACP, pour le capitaine Constantin Muzaliwa et Bahati Molokabongi, l’organe de la loi a laissé la Cour Militaire d’apprécier, au motif que, pour le premier, avait difficile à prouver sa culpabilité et que le second n’a pas pu démontrer l’élément intentionnel. Dans la foulée, il a indiqué que si la cour estime que les deux sont coupables, qu’elle condamne le capitaine Constantin Muzaliwa à la peine de mort et Bahati Molokabongi à 10 ans de servitude pénale principale.

Des munitions de guerre vendues aux miliciens CODECO

Selon l’agence congolaise de presse (ACP), dans sa plaidoirie, la défense des parties civiles a déclaré devant la Cour militaire qu’il y a bel et bien un lien de causalité entre les munitions vendues par les prévenus aux miliciens CODECO et le massacre de soixante-deux déplacés, au site de la plaine de Savo, dans la nuit du 1er au 2 février 2022.

Ces parties ont plaidé pour la condamnation des prévenus solidairement avec l’État congolais, ainsi que des dommages et intérêts de l’ordre de 10.000 USD payables en francs congolais, pour chaque victime ayant perdu un être cher, et 5.000 USD pour chaque blessé suite à cette attaque.

De son côté, la partie défenderesse a globalement plaidé non coupable, d’une part pour ses clients, notamment le lieutenant Michel Kalengamire, arguant qu’il y aurait des contradictions dans le chef du ministère public, et d’autre part coupable, pour «participation à mouvement insurrectionnel» concernant le major Kalonda, alias Ninja, et Solange Lotsove Makusi, moyennant de larges circonstances atténuantes.

En plus de la peine de mort, le Ministère public a sollicité de la cour militaire le renvoi des rangs des FARDC de ces officiers supérieurs et soldats. Après débat entre les parties au procès, la Cour militaire a pris la cause en délibéré avant de rendre son arrêt dans la huitaine, rapporte l’ACP.

Christian Okende & ACP/@OkendeChristian

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