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RDC : Fayulu accuse Tshisekedi auprès des Chefs d’États africains pour son « leadership défaillant »

Dans une correspondance adressée aux Chefs d’États et de Gouvernements, participants à la 35ème session de l’Union africaine en Éthiopie, le principal opposant congolais Martin Fayulu accuse Felix Tshisekedi auprès de ses pairs. Revenant largement sur la situation de « crise post-electorale » en République démocratique du Congo, Martin Fayulu dit attirer l’attention des États africains « sur la situation chaotique » qui prévaut dans le pays.

Étant que la RDC « s’enlise dans des crises », Martin Fayulu estime que le « coup d’État en douceur (hold-up électoral), intervenu après les élections de décembre 2018 en RDC, a produit des dysfonctionnemens institutionnels et des pratiques qui ont sévèrement secoué l’ordre constitutionnel. Jamais la RDC n’a été aussi fragile, affaiblie, ou exposée à des risques, notamment de guerre civile, en raison du mécontentement croissant de notre peuple qui subit un leadership défaillant au plan interne et en apparent rejet de ses claires aspirations démocratiques de l’étranger ».

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Pour illustrer « le leadership défaillant » de Félix Tshisekedi, Fayulu prend pour exemple la signature de divers accords avec certains pays voisins (Ouganda et le Rwanda), « en violation de la constitution ».

Il en veut aussi à « l’instrumentalisation du tribalisme par Félix Tshisekedi », ce qui mine, selon lui, la cohésion nationale et le développement équitable.

Face à ce qu’il qualifie « d’une situation aggravante », le leader de la coalition LAMUKA sollicite l’intervention de l’UA pour la mise en place d’un cadre de discussions entre le pouvoir et autres parties prenantes pour notamment se mettre d’accord sur les réformes électorales consensuelles en vue des scrutins de 2023.

« Je sollicite auprès de l’Union africaine de s’investir pour mettre en place un cadre de discussions entre les parties prenantes afin d’adopter des réformes électorales consensuelles et créer un environnement véritablement propice à la tenue des élections libres, justes, impartiales et apaisées en 2023. Mon engagement en faveur du consessus et de la démocratie est inébranlable. J’ai confiance et j’espère que le vôtre l’est aussi », conclut-il.

Stéphie MUKINZI

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