Investiture de Kadima : « cela a été pour moi un moment de grande tristesse » (F. Ambongo)

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Un jour après la prestation de serment du désormais Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima, le Cardinal Fridolin Ambongo est sorti de son silence. À travers une interview qu’il a accordé à Jeune Afrique, l’Archevêque métropolitain de Kinshasa dit que l’investiture de Denis Kadima par Félix Tshisekedi « a été un moment de grande tristesse » pour lui. Il manifeste son « inquiétude » quant à l’avenir de la démocratie en République Démocratique du Congo.

« Cela a été pour moi un moment de grande tristesse et je suis inquiet pour l’avenir de la démocratie dans notre pays. Si, dès le départ, il n’y a pas un minimum de concessus, je me demande à quoi ressemblera la suite du processus électoral », a-t-il dit.

Cardinal Ambongo a rappelé qu’ils ont attiré l’attention du Président Tshisekedi sur le « risque que l’on faisait courir à la République ». Il regrette de n’avoir pas été entendu.

Le nouveau visage de l’Église catholique congolaise dit reprocher à Denis Kadima « l’indépendance et la crédibilité ».

« Notre unique préoccupation, c’est l’indépendance et la crédibilité du processus électoral. C’est pour cela qu’il n’est pas souhaitable que le président de la CENI soit proche d’un camp ou d’un autre », fait-il remarqué.

Il sied de rappeler que c’est hier mardi que Denis Kadima, Président de la CENI en remplacement à Corneille Naanga, a été investi par la Cour Constitutionnelle. Ce dernier a promis de conserver les bon acquis de l’administration passée tout en assurant devoir être « l’arbitre des partis politiques » à la tête de la centrale électorale congolaise.

Stéphie MUKINZI

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