L’Assemblée nationale maintient l’audition du rapport de la commission paritaire mixte sur la CENI

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Après avoir été reportée pour des raisons techniques ce vendredi, la plénière sur l’audition du rapport de la commission paritaire majorité-opposition sur la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) est prévue ce samedi 16 octobre 2021 dans la salle des congrès du Palais du peuple à 13 heures.

Visiblement, le speaker de la Chambre Basse du Parlement, Christophe Mboso N’kodia ne semble pas céder aux déclarations des élus du Front Commun pour le Congo (FCC) et du parti d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi. Il n’est pas prêt d’élaguer l’entérinement des animateurs de la CENI.

Mboso N’kodia a invité les députés nationaux à prendre part à une séance plénière ce samedi 16 octobre à 13 heures avec un seul point inscrit à l’ordre du jour, « audition du rapport de la commission paritaire sur la CENI ».

Alors que les députés FCC ont demandé au Chef de l’État, Félix Tshisekedi de ne pas entériner, le cas échéant, la désignation d’un Président de la CENI et d’autres animateurs de cette institution d’appui à la démocratie, obtenue, d’après eux, dans des conditions d’irrégularités tant décriées et entachant des règles et usages parlementaires en encourageant la composition monolithique d’une commission paritaire ainsi que la volonté manifeste d’imposer un passage en force dans la désignation des susdits animateurs de la CENI de manière non-consensuelle.

Le Parti de Moïse Katumbi a, de son côté, dénoncé le forcing, les pratiques du débauchage et de corruption tendant à imposer au peuple congolais, par la voie d’une CENI de « pacotille, un nouveau cafouillage électoral » en 2023 dans le seul but d’établir un pouvoir totalitaire et unique. Il s’est opposé à la convocation de la plénière qui doit examiner le rapport de la commission paritaire.

Le même samedi, il est prévu une marche de la coalition Lamuka, duo Fayulu-Muzito, pour exiger la dépolitisation de la CENI.

C’est un véritable bras de fer auquel se livrent présentement les principales forces politiques de l’Union Sacrée, Lamuka, FCC, Ensemble pour la République et l’UNC au sujet de l’entérinement des membres de la CENI par l’Assemblée nationale.

Les députés nationaux d’un camp à l’autre ont, d’ores-et-déjà,
des vues diamétralement opposées sur le sujet avec, en toile de fond, une guerre larvée de positionnement pour le contrôle de la Centrale électorale du pays. Alors que le Président de l’Assemblée nationale s’affaire déjà pour assurer, l’entérinement de Dénis Kadima comme remplaçant valable de Corneille Nangaa.

Un point de vue ressassé dans les milieux de la CENCO et l’ECC qui sont restées constantes au point de sonner le tocsin de la révolte. À tout prendre, la plénière de ce samedi est de tous les enjeux et risque de laisser des traces en République Démocratique du Congo déjà fragile dans sa partie Est dont l’avenir paraît de plus en plus compromis. Wait and see !

Christian Okende

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