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RDC : les appels à la protection de l’homme qui répare les femmes se multiplient

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Sous l’œil de la MONUSCO qui cache encore sa langue sur le dossier des menaces de mort dont est victime le Dr Mukwege, les personnalités politiques et celles de la société civile de la république démocratique du Congo, ne cessent de multiplier les appels à la protection du prix Nobel congolais.

À l’occurrence de la présidente de l’Assemblée nationale de la RDC, Jeannine Mabunda, qui appelle le gouvernement à mettre tout en œuvre pour assurer la sécurité du Dr Mukwege et de son hôpital de Panzi.

 »J’appelle le gouvernement à mettre tout en œuvre pour que sa sécurité et celle de son hôpital de Panzi que j’ai visité en février soit renforcées », a dit Jeannine Mabunda.

Et de poursuivre :

 »Je suis aussi troublée par les habitudes condamnables de – Hate Speech – qui se diffusent sur les réseaux sociaux particulièrement à l’endroit de ce grand défenseur de la cause des femmes. Ce discours pernicieux est à combattre car il est un danger pour notre démocratie. L’ Assemblée nationale s’y penchera prochainement ».

Jeannine Mabunda, appelle également à des enquêtes diligentes pour que les auteurs de ces actes d’intimidations répondent de leurs actes devant la justice.

À l’instar de la présidente de la chambre basse du parlement congolais, certains pays européens et d’autres personnalités politiques du vieux continent à l’occurrence d’un groupe des députés Belges et français ont adressé une lettre au président français Emmanuel Macron et à la première ministre Belge, Sophie Wilmès pour demander le retour urgent de la MONUSCO pour la protection du Dr Mukwege.

Pour rappel, c’est depuis le 26 juillet 2020, le Dr. Denis Mukwege ainsi que des membres de sa famille sont victimes de nombreux actes d’intimidation et de menaces, y compris de menaces de mort, notamment par le biais d’appels téléphoniques anonymes et de messages haineux publiés sur Twitter.

Ces menaces font suite à la dénonciation par le Dr. Mukwege du massacre perpétré dans le village de Kipupu, dans le secteur d’Itombwe (territoire de Mwenga, province du Sud-Kivu) dans la nuit du 16 au 17 juillet 2020 et au cours duquel plus de 220 personnes auraient été tuées par des combattants de groupes armés.

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Le prix Nobel congolais s’était alors exprimé sur Twitter pour dénoncer l’impunité des massacres commis en RDC depuis 1996 et avait appelé au respect des recommandations du rapport du Projet Mapping publié par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme en Août 2010.

Le Dr. Mukwege a également réitéré son appel à « la création d’une juridiction spéciale pour juger les crimes au Congo »

Moïse Esapa/Direct.cd

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