Sindika Dokolo propose à l’ONU un partenariat avec la société civile pour acheminer les fonds de Genève aux nécessiteux

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Les congolais Debout se mettent debout pour veiller à ce que « l’entêtement d’une poignée des dirigeants illégitimes » dans des notions de souveraineté n’empêche la collecte des fonds ce vendredi 13 avril à Genève pour venir en aide aux victimes des conflits en RDC.

Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, le coordonnateur de cette structure de la société civile, Sindika Dokolo fustige l’attitude du gouvernement congolais qui selon lui « est devenu un contre-sens, un contre-État qui au lieu de porter secours aux plus vulnérables de nos concitoyens, il a fait le choix de les sacrifier ».

« La vérité qu’aucune de leurs protestations ne supprimera, c’est qu’à l’heure actuelle plusieurs millions de congolais manquent de tout et que le Congo est terriblement meurtri. La vérité qu’aucune prise à partie ne supprimera, c’est qu’à l’heure actuelle près de 400 mille enfants souffrent de malnutrition sévère et meurent chaque jour« , écrit-il au secrétaire général de l’ONU.

Puisque le gouvernement congolais persiste « est insensible aux souffrances des congolais » Sindica Dokolo propose à Antonio Guterres « un partenariat entre la société civile congolaise et la communauté des partenaires au développement » pour mobilisèrent acheminer les fonds nécessaires aux nécessiteux.

Une proposition qui va dans le sens de celle de l’église catholique qui par la voix de son Cardinal Laurent Monsengwo s’est portée garante de faire parvenir de l’aide de l’ONU aux victimes des conflits si jusqu’au bout les autorités congolaises refusaient de participer à la conférence de Genève.  » On ne refuse pas de l’aide si on a les mains vides », a déclaré Laurent Monsengwo le Week-end dernier.