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RDC : À Washington, Katumbi a plaidé pour des sanctions

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Moise Katumbi a été reçu le 13 juillet 2016 par le Centre Afrique du Think Tank américain Atlantic Council. Plusieurs anciens et actuels politiciens et dirigeants américains, membres du Congrès, représentants d’autres institutions politiques et les organisations non gouvernementales ont participé à ce rassemblement qui a vu Katumbi exposer sur sa lecture de l’actualité politique en RDC.

Ce que l’on sait d’Atlantic Council

Atlantic Council est un cercle de réflexion – Un « think tank » très fermé. Manager par John Huntsman, membre du Parti républicain, ancien gouverneur de l’Utah de 2005 à 2009, ambassadeur américain en Chine sous la présidence Barack Obama et candidat à la primaire présidentielle du Parti républicain américain de 2012.

Qui étaient présents ?

La réunion a rassemblé quelques hommes influents de Washington parmi lesquels le chairman d’Atlantic Council, le Général américain  James Logan Jones, général 4 étoiles du Corps des Marines et ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis de l’administration du président Barack Obama, John E. Smith, Directeur adjoint du Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain, Gaverlink William, ancien ambassadeur des USA en RDC, aurait également été de la partie.

Quel était le principal message de Katumbi ?

Comme le souligne le compte rendu de la réunion Moise Katumbi a demandé des sanctions contre Joseph Kabila.

« Moise Katumbi, the Democratic Republic of the Congo’s leading opposition candidate for president, has urged the international community to use sanctions to press Congolese President Joseph Kabila to give up power », dit un extrait du communiqué. En français cela donne : « Moise Katumbi, principal opposant congolais et candidat à la présidentielle demande à la communauté internationale d’appliquer des sanctions pour contraindre le Président Joseph Kabila à quitter le pouvoir ».

Pendant les échanges, Moise Katumbi a insisté sur le fait que s’il n’y a pas des sanctions, « les massacres » continueront en RDC. « Si mon cœur est malade tout mon corps est inutile,» a-t-il dit en sollicitant le soutien des États-Unis et de l’Union africaine pour un transfert pacifique du pouvoir au Congo. «Si le Congo est malade, les pays voisins vont avoir un problème (…) Le plan de l’opposition est de stopper toutes ces manœuvres du Président Kabila (…) Je rentre au pays. Je pense qu’ils m’agresseront. C’est pourquoi nous avons besoin de votre aide. Le peuple congolais n’a pas d’armes” a ajouté le dernier gouverneur du Katanga.

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La réponse de James Logan Jones

En réponse à la plaidoirie de Katumbi, l’ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis de l’administration du président Barack Obama a dit que « c’est important pour le président Kabila de prendre la bonne décision et d’abandonner (…). Cela demandera de la persuasion de la part du gouvernement  américain et de tous les autres gouvernements intéressés, notamment ceux de l’Europe.

Pour le reste, c’est connu : Moise Katumbi a multiplié des sorties médiatiques et annoncé son retour en RDC à la fin du mois de juillet en indiquant sa volonté de transité par Kinshasa « pour remercier les kinois de leur soutien » avant de regagner Lubumbashi.

Ange Kasongo

Principales sources

6 Commentaires

  1. Les seuls sanctions qui vaillent en RDC sont celles qui émanent du souverain primaire par voie d’élections. Notre arsenal juridique également prévoit des sanctions contre toute personne enfreignant la loi. Ceux qui vont négocier les sanctions et la légitimité auprès des lobbies impérialistes dans les capitales occidentales sont des traitres comme l’a été Tipo-Tipo. Pour la bonne et simple raison que les sanctions qu’ils vont mendier à l’extérieur sont non seulement illégitimes, car ne se reposant sur aucun principe de justice et de droit international, mais aussi et surtout arbitraires. Sauf à être un État voyou, Il n’y a aucune logique qui autorise les élus et le gouvernement d’un pays étrangers, sur base des informations sélectives, partisanes, et calomnieuses, à décider de manière unilatérale les sanctions contre les fonctionnaires et les autorités d’un État tiers. Les USA auprès de qui on va chercher ces sanctions a lui aussi des sérieux comptes à rendre à l’humanité pour des milliers des noirs américains abattus chaque jour dans ce pays. Le bilan de tueries des noirs aux USA dépasse toute limite du tolérable. Rien qu’en 2015, on a atteint le millier de personnes sauvagement abattus par les policiers blancs.

  2. Très bien dit tous, mais une chose très importante est que entre les deux nous voyons déjà qui part quoi et qui veut quoi, kabila tout le monde sait qu’il est fin mandat, mais il entretient un discours qui cache qlq chose, katumbi à son tour prouve en suffisance qu’il veut le pouvoir donc aucun flou à sa part. Selon la réalité vécue les mains mises de l’occident n’est pas à échapper car l’histoire les témoigne ainsi, d’autres part les congolais veulent quand même voir la face de kabila soit clair comme le net sur la figure càd le camp kabila se prépare aux élections tant t’attendues de part et d’autre, donc katumbi n’est pas encore à craindre, mais à écouter tranquillement pour les politiques.

  3. c vraiment malheureux pour les congolais d’aller chercher la légitimité aux États-Unis, que les États-Unis règles d’abord le problème de sa populations noir avant de vouloir régler le nôtre, eh.. katumbi c le peuple qu’il faut consulter et non les étrangers

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