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Les dessous de la nomination du gouvernement Samy Badibangi

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Peu avant la fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel, Joseph Kabila Kabange, successeur de son père à la tête du pays assassiné en 2001, élu en 2006 -à l’issue de premières élections considérées comme démocratiques en RDC- et réélu en 2011, a publié un nouveau gouvernement.

Un gouvernement qui fait suite au Dialogue politique national controversé de la Cité de l’Union africaine « UA ». Conformément à cet accord, Samy Badibanga, président du groupe parlementaire UDPS et alliés et naturellement chef de la délégation de l’Opposition à ces assises, a été nommé Premier ministre. Une nomination qui n’a pas fait l’unanimité.

En quête de l’inclusivité, le Chef de l’État a confié une mission de bons offices aux prélats catholiques. Mission acceptée, ces évêques ont réussi à mettre autour d’une table les signataires de l’accord du 18 octobre -La Majorité présidentielle et une partie de l’Opposition – et l’aile dure de l’Opposition en l’occurrence le Rassemblement, plateforme dont l’opposant historique Étienne Tshisekedi est président du conseil des sages.

Ne se mettant pas d’accord sur la quantité et la qualité des concessions à faire, ces pourparlers directs stagnent. Bloqués, ces évêques n’avaient pas d’autres choix que de recourir au Saint-père. Alors qu’ils sont en train de recevoir la bénédiction papale au Vatican, le président de la République les a pris de court: il publie le gouvernement Badibanga.

« Ce qui est sûr, recevant les évêques, Kabila leur a demandé de signifier à Tshisekdi que le pays doit être gouverné et qu’un gouvernement serait mis en place. A l’issue de ces pourparlers directs de l’interdiocesain, la donne pourra changer et un autre gouvernement pourrait être nommé« , temporise un membre du Rassemblement sous le sceau de l’anonymat.

Principale mission confiée au gouvernement Badibanga: organisation des élections et préservation des acquis économiques. Les fins observateurs sont très sceptiques. Ils estiment que Samy Badibanda a plus de chance d’échouer que de réussir. Tenez: quelques jours avant sa démission, Augustin Matata Ponyo, Premier ministre sortant, a demandé et obtenu de Kabila la nomination de ses proches dans des régies financières.

Sele Yalagulli, directeur de cabinet de Matata Ponyo a été placé à la Direction générale des impôts -DGI-, Patrice Kitebi Kibol Mvul a hérité du Fonds de promotion de l’industrie -FPI- alors qu’India Omari, homme à tout faire, a été catapulté Administrateur directeur général adjoint de l’OGEFREM. « Toutes les régies financières ou presque sont tenues par Augustin Matata Ponyo, le même qui n’a pas voulu organiser les élections. Je me demande comment Samy Badibanga pourra réussir sa mission sans avoir le contrôle des finances publiques? « , s’interroge un analyste politique avant de trancher : »Je ne vois pas Samy Badibanga réussir en un an sans moyens ce que Matata Ponyo avec beaucoup de moyens a échoué en quatre ans« .

Qu’à cela ne tienne, le gouvernement Badibanga est mis en place, les jours à venir seront décisifs. Le rendez-vous est donc pris pour avril 2018, date prévue pour les élections.

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4 Commentaires

  1. Samy n’est pas né de la dernière pluie. Il ne fait l’effet d’un agneau qu’on traîne à l’abattoir. Il sait très bien ce qui l’attend. Je pense qu’il faut lui donner la chance de travailler. Pourquoi préjuger ? Nous avons connu des Premiers ministres, plusieurs fois occupant ce poste, ceux qui ont battu le record de longévité, mais pour quel résultat ? Wait and see!

  2. Oui, ce n’est pas un problème d’un gouvernement aujourd’hui qui pose problème, c’est un problème des idéologies entre la MP et Opposition objective. les Hommes peuvent basculer là où l’argent arrive vite,mais l’idéologie reste ,on part s’adapter à l’idéologie de l’autre camp. A titre d’ex. Thomas Luhaka, hier Opposant du MLC, il est parti avec la même dénomination en l’adaptant à la MP; il ajoute L donc MLC-L, qui est pour le moment Parti de la MP mais jamais il est parti avec l’idéologie du vrai MLC . Aujourd’hui , C’est trop visible, ils deviennent nombreux ce genre d’Acteurs politiques congolais.
    Tout les opposants ou Parti de l’opposition d’hier qui sont dans le gouvernement Badibanga, et lui-même Badibanga ne sont plus en vrai dire de l’Opposition. Ils doivent être honnêtes, sincères et avoir le courage de ne plus dire qu’ils sont de l’opposition.
    La conduite à tenir devrait plutôt être, laisser la MP avec son gouvernement et le faire atterrir de force en une date la plus proche ; et non aller se mêler dans une affaire dont on ignore l’issu. On ne peut jamais prendre place à bord d’un véhicule qui roule avec une panne du système de freinage si on connait réellement son identité idéologique. Bref La RDC, tout est à rebâtir

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