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RDC: « Ce qui s’est passé à Genève en 2018 démontre à quel point Félix Tshisekedi était faible » (JM Kabund)

Jean-Marc Kabund a, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée ce lundi 18 juillet dans sa résidence de Kingabwa à Kinshasa, annoncé la sortie officielle de son parti politique « Alliance pour la Changement » après sa radiation, il y’a quelques mois de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), au sein duquel, il assumait l’intérim à la présidence.

Au cours de cette conférence de presse, l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale a critiqué la gestion du pouvoir actuel qui, selon lui, a lamentablement échoué sur toute la ligne. Pour lui, il faut un nouveau leadership clair à la tête de la RDC.

Fort de ses ambitions, l’ancien patron de l’UDPS, Jean-Marc Kabund a annoncé que son nouveau parti politique se battra en 2023 pour gagner le pouvoir à tous les niveaux.
Dans cette perspective, il a invité la population à faire bloc derrière ses idéologies pour mettre à l’écart Félix Tshisekedi et ses affidés qu’il reproche d’incompétence.

« C’est fini, il n’y a plus rien à espérer avec le Président Tshisekedi et l’UDPS qui ont échoué. Le pouvoir en place est incapable. Je demande au peuple de se mobiliser pour chasser Félix Tshisekedi du pouvoir », a lancé Jean-Marc Kabund.

Bien avant cette conférence de presse, Kabund avait accordé une interview à Jeune Afrique relative aux enjeux politiques de l’heure.

Kabund qui a été radié de l’UDPS où il a occupé le poste de secrétaire général et de président ad intérim, est notamment revenu sur l’accord signé en 2018 à Genèse avec notamment Moïse Kabumbi, Vital Kamerhe désignant Martin Fayulu comme candidat en commun de l’opposition à la présidentielle de 2018.

Il estime donc, que c’est depuis ce jour que « l’incompétence » dont fait preuve Félix Tshisekedi à ce jour aurait tiré les racines.

« Ce qui s’est passé à Genève en 2018 démontre à quel point Félix Tshisekedi était faible. Si nous ne l’avions pas brusqué, cela aurait été plus grave. Nous lui avons donné un alibi pour se retirer du processus. Il a pu dire “C’est pas moi, c’est la base” », a révélé Jean-Marc Kabund.

Il faut dire que les relations entre Kabund considéré comme acteur majeur de la réqualification de la majorité parlementaire en faveur de Félix Tshisekedi avec la création de l’Union Sacrée de la Nation et son désormais ex-allié, le Président en exercice de la RDC, sont crispées depuis l’assaut de la Garde Républicaine à sa résidence.

Tout s’est accéléré le 14 janvier. Ce jour là, Jean-Marc Kabund annonce sur les réseaux sociaux sa démission du bureau de l’Assemblée Nationale. Une déclaration surprise qui fait immédiatement l’objet de diverses interprétations. S’agit-il d’une simple menace en réaction à l’intervention de la Garde Républicaine deux jours Plutôt à sa résidence ? Ou au contraire d’un acte calculé traduisant un mécontentement plus large ? N’avait-il pas confié, à certains de ses visiteurs, son inquiétude et ses désaccords vis-à-vis de la stratégie politique adoptée au sommet de l’État ? Mais en réponse JM Kabund soutient : « J’ai pris cette décision dans votre intérêt, sachez que je ne vous trahirai jamais ».

Aujourd’hui, Kabund s’assume et se déclare publiquement opposant au pouvoir de Tshisekedi, fils du Sphinx de Limite, Étienne Tshisekedi, son parrain politique.

Carmel NDEO

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