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RDC : Les avocats de François Beya se retirent du procès et récusent les juges

Les avocats de L’ancien « monsieur sécurité » de Félix Tshisekedi ont suspendu leur participation à son procès, à cause du refus des juges de répondre à leurs demandes de mise en liberté provisoire et l’accès aux soins appropriés de leur client.

Sur ce, l’audience de ce mardi 12 juillet du procès François Beya a été suspendue à la Haute Cour militaire siégeant en audience foraine à la prison centrale de Makala par failure d’avocats des accusés.

« Les avocats ont récusé la Cour. Elle ne donne pas de garantie d’un procès équitable. Il faut revoir la composition. Il faut de nouveaux juges », a déclaré à TOP CONGO FM, Victor Tesongo, défenseur des droits de l’homme et porte-parole du Collectif Free François Beya Kasonga.

Il précise que jusqu’alors, la date de la prochaine audience n’est pas encore connue, « L’audience a été renvoyée à une date ultérieure ».

Pour cause, indique-t-il, à l’audience passée, les avocats de tous les prévenus avaient sollicité une mise en liberté provisoire en faveur de leurs clients. La Cour avait annoncé qu’elle allait se prononcer vendredi, alors que la loi exige que cela soit fait dans les 48 heures.

À cette audience, « la Cour voulait attaquer directement le fond. Les avocats ont refusé, exigeant que la Cour se prononce d’abord sur les demandes de mise en liberté provisoire et l’accès aux soins appropriés de leurs clients ».

Pendant que, rappelle-t-il, les prévenus Guy Vanda et François Beya sont sérieusement malades.

« Guy Vanda se tort de douleur, il comparait avec la jambe gauche enflée et son état nécessite évacuation dans un hôpital » dit son Conseil.

Pour rappel, François Beya et ses co-accusés sont officiellement poursuivi pour « complot contre la personne du Chef de l’État, injures, incitation de plusieurs militaires à l’indiscipline ».

La Présidence, à travers le Porte-parole du Chef de l’État confirmait que les indices sont suffisamment sérieux. « Il s’agit d’une affaire relevant de la sûreté de l’État », avait indiqué Tharcisse Kasongo Mwema Yamba Yamba.

Dominique Malala

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