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Kisangani : Dismas Kitenge dénonce « des tentatives kk à discréditer » les activistes des droits humains

Dismas Kitenge Senga, activiste des droits humains et Président du Groupe LOTUS, une organisation non gouvernementale basée à Kisangani, dans la province de la Tshopo, s’insurge contre ce qu’il considère des « tentatives visant à discréditer » les acteurs de la société civile et des droits humains suite à leurs critiques des politiques publiques.

Dans une note de presse parvenue à POLITICO.CD, le vice-président honoraire de la Fédération Internationale des Droits Humains (FIDH) désapprouve le fait d’avoir encerclé, très récemment, la résidence de son collègue Alphonse Maindo par des soldats lourdement armés sous prétexte qu’il aurait hébergé des éléments ADF et des infiltrés rwandais chez lui aux fins de déstabiliser l’État Congolais.

Kitenge dénonce également la perquisition de la même résidence par le parquet militaire qui, a-t-il révélé, n’a rien trouvé de concret ni de suspect alors qu’une « partie de l’opinion publique de la ville s’apprêtait à attaquer sa résidence dans le contexte actuel de l’agression de la RDC par le Rwanda ».

Pour lui, « ceci constitue non seulement une grave violation des droits humains mais surtout une nouvelle stratégie de services de sécurité pour tenter de discréditer des défenseurs des droits humains et des leaders d’opinion auprès de la population suite à leurs critiques des politiques publiques », s’inquiète Dismas Kitenge.

« Cette action qui dénote le manque de professionnalisme et l’existence de mauvaises intentions dans le chef de nos services de sécurité doit être dénoncée de manière la plus forte et énergique. Des actions concrètes de désapprobation de telles pratiques par nos services de sécurité doivent être menées pour éviter leur répétition dans l’avenir », a-t-il martelé, dans la même déclaration.

En perspective, Dismas Kitenge exige la sécurité du Professeur Alphonse Maindo et celle de sa famille et aussi, la poursuite en justice des auteurs de cette « fausse accusation ». Il appelle la population et les acteurs des droits humains de garder les yeux ouverts et de rester unis et soudés pour l’avènement d’un État démocratique. D’après Kitenge, c’est grâce à l’alerte de leur collègue Alphonse Maindo que la mascarade a été échappé.

En rappel, le 10 juin 2022, une date historique pour la ville de Kisangani ayant marquée la fin de la guerre tragique de six jours, la résidence du Professeur Alphonse Maindo a été prise en partie par les forces armées. Cette situation a suscité diverses réactions dans le chef de l’opinion publique. Très inquiet, Denis Mukwege avait condamné le fait et a rappelé que « le militantisme n’est pas un crime en démocratie ».

Serge SINDANI

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