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RDC/Élections 2023 : La société civile congolaise et internationale exigent la publication d’un calendrier électoral

Plusieurs organisations de la société congolaise et internationale ont fait connaître, ce jeudi 17 mars à l’Hôtel Memling à Kinshasa, leur souci qui est celui de voir la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) organiser des élections « véritablement libres, inclusives, transparentes et démocratiques ».

Pour ce faire ces associations ont appelé la centrale électorale congolaise à publier, au plus vite, un calendrier. « Nous appelons la CENI à respecter son engagement à fonctionner de manière transparente, indépendante et inclusive, et à remplir son mandat crucial d’organiser des élections libres, crédibles, transparentes, inclusives, et démocratiques. Il ne peut être question de lier ce processus électoral à d’autres qui pourraient le retarder. Ainsi, nous demandons à la CENI de publier au plus vite le calendrier électoral définitif », ont déclaré ces organisations de la société civile.

La crainte exprimée par ces dernières est que les prochaines élections nationales (2023) posent également des problèmes si on ne fait pas attention. Déjà, disent-elles, les préparatifs initiaux ont été entachés d’irrégularités et de violations de procédure, le tout sur fond de soupçons de corruption. En outre, préconisent-elles, il est important de relever l’urgence à exécuter la feuille de route récemment publiée la Commission électorale nationale indépendante congolaise (CENI) afin d’achever toutes les étapes nécessaires pour garantir le respect des délais, la transparence et la crédibilité des élections.

« Nous appelons le Président de la République, le Premier Ministre, le Parlement congolais et les autres acteurs étatiques à s’acquitter de leur devoir en mettant à la disposition de la CENI tous les moyens nécessaires pour la réalisation de ces objectifs, considérant ce processus comme une opportunité de rétablir la confiance entre toutes les parties prenantes. Dans le même ordre d’idées, nous exhortons les parlementaires à procéder à une révision inclusive et consensuelle de la loi électorale en veillant à ne pas mettre en danger le délai. Nous interpellons également la Justice, en particulier la cour constitutionnelle et la cour d’appel, afin qu’elle joue pleinement son rôle, notamment en garantissant que le choix démocratique du peuple soit respecté ».

Et de poursuivre : « Nous soutenons l’utilisation, à chaque étape du processus, de sanctions ciblées et d’autres outils qui cibleraient tout individu ou institution qui menacerait le bon déroulement du processus. Nous nous engageons à jouer notre rôle de gardiens de ce processus. Nous pensons que les observateurs de la société civile, tant des organisations congolaises qu’internationales, doivent bénéficier de toutes les autorisations et libertés nécessaires pour observer les prochaines élections et en rendre compte ».

Par ailleurs, elles en ont appelé aux institutions internationales éprises de paix et de démocratie d’apporter tout le soutien nécessaire aux efforts d’éducation civique et d’observation électorale.

Toutefois, ces organisations ont salué dans leur déclaration l’appel du Président de la République à l’observation électorale internationale et ont demandé la mobilisation des Nations-Unies, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, des États-Unis d’Amérique et de tous les amis du Congo pour en faire une réalité.

Il sied d’indiquer que parmi ces organisations nationale et internationale ainsi que personnalités de la société civile congolaise on pouvait compter AETA, ASADHO, FONDATION PANZI, LUCHA, FILIMBI, ODEP, UNIS, The sentry, American Jewish World Service, Never Again Coalition, Afrikki et tant d’autres.

Hervé Pedro

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