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RDC : Le ministre des droits humains inspecte les conditions « inhumaines » des prisonniers de Tshikapa

Le Ministre des Droits Humains, Albert-Fabrice PUELA qui séjourne à Tshikapa dans la province du Kasaï, a palpé du doigt les conditions humaines des détenus de la prison de Tshikapa dans la province du Kasaï, dans le cadre des consultations nationales en vue de l’implémentation de la justice transitionnelle en RDC.

Devant le Ministre des Droits Humains, les détenus se disent victimes d’une détention irrégulière et s’inquiètent de leurs conditions «dégradantes et inhumaines» notamment la carence en eau potable, la restauration intempestive, et surtout la «maltraitance».

Face aux doléances de ces détenus, d’après la dépêche du ministère des droits humains, le Ministre Albert PUELA les a appelé à un comportement responsable une fois bénéficiaires d’une liberté conditionnelle ou provisoire.

Il y a lieu de rappeler que le Ministre des Droits Humains, Albert-Fabrice PUELA s’était dit déterminer d’étendre le processus des consultations nationales. Il avait, par ailleurs, fixé tout l’intérêt et l’importance de la justice transitionnelle.

«C’est pour amener le processus de paix, le processus de pardon, d’abord avant le pardon, la vérité. Il faut que les gens sachent ce qui s’est réellement passé dans ces atrocités connues à travers la République pour enfin faire jouer le pardon», avait-il fait savoir.

Mais, Fabrice PUELA est d’avis que le pardon ne viendra pas sans justice. D’après lui, ceux qui sont coupables, sur qui pèsent des lourdes charges ou des indices de culpabilité, qu’ils répondent de leurs actes. C’est alors, dit-il, qu’en reconnaissant le tort que l’État a failli qu’il est disposé à réparer.

Il convient de noter que cette réparation, selon le ministre, peut-être psychologique, matérielle, individuelle ou collective.

La justice transitionnelle est défini, par l’ONU, comme «l’éventail» complet des divers processus et mécanismes mis en œuvre par une société pour tenter de faire face à des exactions massives commises dans le passé en vue d’établir les responsabilités, de rendre la justice et de permettre la réconciliation».

Christian Okende

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