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RDC: Une équipe du FMI note un rebond économique en 2021, avec une croissance estimée à 5,7 %

En séjour en RDC depuis le début de ce mois de mars pour discuter des récents développements économiques et financiers, des priorités des politiques économiques et des progrès des réformes structurelles, une délégation du Fond Monétaire International (FMI) conduite par Mercedes Vera Martin, a rendu compte de ses conclusions préliminaires.

Au terme de leur mission, Mercedes Vera Martin a indiqué que grâce à la reprise des secteurs miniers et des services, la RDC a enregistré un rebond économique en 2021, avec une croissance estimée à 5,7 %.

« Des données préliminaires confirment le rebond économique en 2021, avec une croissance du PIB estimée à 5,7 %, soutenue par une reprise des secteurs minier et des services. L’inflation s’élevait à 5,3 % à la fin de 2021. L’inflation devant rester modérée, la Banque centrale du Congo (BCC) a réduit le taux d’intérêt directeur de 100 points de base à la fin de 2021. Des estimations préliminaires suggèrent que le déficit du compte courant s’est réduit à 1 % du PIB en 2021, contre 2,2 % du PIB en 2020, grâce à des exportations minières en hausse. Ces évolutions extérieures favorables et l’allocation générale de DTS fin août ont permis d’augmenter significativement le niveau des réserves internationales brutes. Le solde budgétaire global s’est amélioré en 2021 en raison de la hausse des recettes et d’investissements publics inférieurs aux prévisions », a expliqué Mercedes Vera Martin.

Néanmoins, elle estime que la RDC ne devrait pas se réjouir vite. A l’en croire, les risques à la baisse pesant sur les perspectives ont considérablement augmenté sous l’effet des évolutions externes et que cela nécessite le maintien de politiques macroéconomiques prudentes.

« Les perspectives pour 2022 restent favorables, mais les risques à la baisse qui pèsent sur les perspectives ont fortement augmenté et appellent à accumuler des réserves et à maintenir des politiques macroéconomiques prudentes pour renforcer la résilience aux chocs externes. La hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires et de l’énergie en lien avec la crise due au conflit en Ukraine et la volatilité des prix des minéraux présentent des risques pour l’inflation et la croissance. La hausse des prix du pétrole génère d’importantes pressions budgétaires en raison de subventions non ciblées sur les prix des carburants, ce qui réduit l’espace budgétaire pour les dépenses sociales et d’infrastructure nécessaires », a-t-elle soutenu.

Dans cette perspective, l’équipe du FMI a invité le gouvernement à l’intensification de la mise en œuvre du programme de réformes pour soutenir la reprise et renforcer la résilience de l’économie.

« L’équipe et les autorités ont discuté des possibilités d’intensifier les réformes structurelles pour soutenir la reprise. Une fois approuvées par le Parlement, la nouvelle loi sur les banques commerciales et la loi anti-blanchiment contribueront à renforcer la supervision bancaire. L’amélioration de la gouvernance, en particulier dans la gestion des ressources extractives et des finances publiques, et l’amélioration du climat des affaires soutiendront une croissance tirée par le secteur privé. L’avancement des réformes structurelles augmentera la résilience économique, contribuera à diversifier l’économie et à améliorer le niveau de vie des citoyens congolais », a-t-elle précisé.

Par ailleurs, elle s’est réjouit de poursuivre ce dialogue lors de la visite pour la consultation au titre de l’article IV de 2022 et pour la deuxième revue dans le cadre de l’accord FEC, prévue fin avril.

Il faut préciser que les avis exprimés dans la présente déclaration sont ceux des services du FMI et ne correspondent pas nécessairement à ceux du conseil d’administration du FMI.

CARMEL NDEO

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