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Tshisekedi sur la MONUSCO : « L’appui de la communauté internationale n’est pas la solution définitive à nos crises et ne peut se prolonger à l’infini »

Favorable au départ des troupes des nations unies sur le territoire congolais, le président Félix Tshisekedi a lors de son discours d’ouverture de la 12ème conférence diplomatique de la RDC, placée sous le thème « La diplomatie au service du développement de la RDC et de la paix », tenue samedi 26 février à Kinshasa, demandé au gouvernement de s’y atteler pour qu’à l’échéance de 2024 convenue, l’État congolais assume pleinement la responsabilité de ses charges régaliennes.

Félix Tshisekedi a rappelé que la mission de maintien de la paix de l’ONU en RDC à savoir la MONUSCO, est l’une de celles qui auront le plus duré, la plus importante en hommes des troupes, et en termes de coûts, déployée dans le monde.

« … Dès l’aube de son indépendance en 1960, notre pays a connu une crise politique aigue et recouru à l’ONU pour se stabiliser. Depuis, 1999, soit déjà 23 ans, les Nations Unies se tiennent aux côtés du peuple congolais pour l’aider à juguler les crises politico-militaires récurrentes qui perturbent gravement la vie de la nation et le fonctionnement des institutions de la République, annihilant ainsi tout effort de développement de notre pays », a déclaré le Chef de l’Etat congolais.

Le président de la république Félix Tshisekedi estime que la résolution des problèmes du Congo relève d’abord de la responsabilité des congolais eux mêmes.

« Les congolais apprécient le travail accompli par les Nations Unies au Congo à travers, la Mission de l’Organisation des Nations Unies au Congo, MONUC, devenue Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation de la République Démocratique du Congo (MONUSCO). À l’heure actuelle, cette mission de maintien de la paix est l’une de celles qui auront le plus duré, la plus importante en hommes des troupes, et en termes de coûts, déployée dans le monde. Cependant, il est essentiel que nous comprenions tous que la résolution des problèmes du Congo relève d’abord de la responsabilité des Congolais eux mêmes », a martelé Félix Tshisekedi.

Par conséquent ajoute-t-il « l’appui de la communauté internationale n’est pas la solution définitive à nos crises et ne peut se prolonger à l’infini, au risque d’anesthésier les dynamismes internes ».

« Nous devons nous prendre en charge et promouvoir, nous-mêmes, des perspectives de paix et de stabilité institutionnelle durables », a-t-il insisté.

Dans cet ordre d’idées, Félix Tshisekedi a dit attacher une importance particulière à la mise en œuvre effective du plan de transition pour le retrait échelonné, responsable et durable de la MONUSCO de la RDC, élaboré par le comité conjoint RDC-MONUSCO en application de la Résolution 2556/2020 du Conseil de sécurité de l’ONU, qu’il considère comme une exigence de responsabilité.

Carmel NDEO

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