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Importation de poissons : « Indignée », la Sénatrice Francine Muyumba interppelle le gouvernement

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Alors que la Namibie a exigé tout récemment à la RDC de pêcher d’ici le 31 décembre ses 27 300 tonnes de poissons commandées, car « aucune prolongation ne sera accordée », la Sénatrice Francine Muyumba s’est indignée quant à cette démarche du gouvernement congolais.

C’était lors du débat sur les projets des lois de la reddition des comptes et rectificative 2021, deux textes qui débouchent hélas que sur une déception doublée d’inquiétude, a t- elle estimée.

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Comment expliquer l’importation de chinchards (Mpiodi) alors que les poissons meurent de vieillesse dans les lacs, rivières et fleuve de la RDC. Le gouvernement ne peut il pas acheter des bateaux de pêche à mettre sur le lac Tanganyika, Albert, Fleuve Congo et autres ? S’est interrogé la Sénatrice.

Dans son intervention, la Sénatrice Francine MUYUMBA a également donné son avis sur les causes des dépassements de crédits budgétaires qui selon elle sont certainement à rechercher dans l’irresponsabilité des acteurs de la chaîne de la dépense publique, a estimé mardi 7 décembre l’élue du Haut Katanga. Elle a fait cette déclaration lors de l’examen en deuxième lecture de le projet de loi portant reddition des comptes de et le projet de loi rectificative 2021.

« La reddition de comptes est une mesure incitative, qui permet de rendre compte de comment les fonds ont été utilisé. Mon constat est toujours le même, certaines institutions et certains ministères tels que la Primature (149,3%), les Affaires Etrangères (359,58%), la Justice (325,84%) et j’en passe, ont enregistré des taux de dépassement très élevés », a déclaré Mme Muyumba.
Elle affirme que les dépassements de crédits de certaines institutions ou d’autres ministères « cohabitent avec une sous-consommation de crédits par d’autres ministères. »

« De cette façon, tout se passe comme si, au terme d’un processus de marchandage non exempt de rapports d’influence, on assistait à certains gels de crédits afin de dégager des économies de ressources affectables à certaines dépenses non budgétisées. Cette pratique fait souffrir des politiques publiques des autres secteurs importants de la vie nationale », a déploré Francine Muyumba.
Selon elle, les causes spécifiques de ces dépassements sont :

Les masses salariales de certaines institutions sont en constante augmentation à la suite d’une hausse soit du traitement ou/et des effectifs ; Une mobilisation des ressources intérieures insuffisantes à la suite du manque de management et aux capacités institutionnelles; Un pilotage de l’exécution budgétaire pas satisfaisant.

Plus loin, la Sénatrice a expliqué que les dépassements de crédits de certains institutions ou ministères cohabitent avec une sous-consommation de crédits par d’autres ministères.

De cette façon, poursuit -elle, tout se passe comme si, au terme d’un processus de marchandage non exempt de rapports d’influence, on assistait à certains gels de crédits afin de dégager des économies de ressources affectables à certaines dépenses non budgétisées.

Cette pratique fait souffrir des politiques publiques des autres secteurs importants de la vie nationale.

Le problème en soi c’est quoi ?
Permettez-moi de soulever

certaines causes spécifiques :

–        Les masses salariales de certaines institutions sont en constante augmentation suite à une hausse soit du traitement ou/et des effectifs ;
–        Une mobilisation des ressources intérieures insuffisantes suite au manque de management et aux capacités institutionnelles ;
–        Un pilotage de l’exécution budgétaire pas satisfaisant ;
–        Une gestion de trésorerie très inefficace.

« Tout ça doit changer. On nous vante tous les jours, le Peuple d’abord mais les chiffres disent autres choses », se désole Francine Muyumba.

Il faut dire que tous les sénateurs ont comme Madame Muyumba déploré et dénoncé des dépassements budgétaires excessifs qui violent systématiquement la loi sur les finances publiques.
Sur un budget initial de 319,7 milliards de francs congolais (159,5 millions USD), la Présidence de la République a déjà consommé plus de 552,7 milliards de francs congolais (276 millions USD) soit un dépassement de 72,9%. La Primature enregistre un dépassement de 13%, tandis que le Sénat a aussi enregistré un dépassement de 14%.

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