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Le BCNUDH condamne la répression de la marche de Lamuka à Kinshasa et à Uvira

Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme a condamné ce dimanche 25 avril, la violente dispersion des manifestations pacifiques organisées par la plateforme politique Lamuka dans les villes de Kinshasa et Uvira.

Selon cette branche des Nations Unies, la police a fait un usage disproportionné de la force, causant ainsi des blessures à au moins 15 personnes dans les deux villes et plusieurs arrestations.

« Le BCNUDH réitère que la liberté de manifester pacifiquement est un droit fondamental protégé par la Constitution. Il est de la responsabilité des forces de l’ordre de s’assurer qu’il s’exerce dans des conditions respectueuses des droits humains », a-t-il fait savoir par le canal de son compte Twitter.

« L’usage d’armes létales pour encadrer les manifestations est contraire aux droits de l’homme », a souligné l’organisation .

Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits l’Homme invite instamment les autorités à ouvrir des enquêtes crédibles sur les conditions de dispersion de ces manifestations et de prendre des mesures pour punir les auteurs présumés de ces violences.

Martin Fayulu et Adolphe Muzito, deux leaders de la coalition LAMUKA ont organisé, ce samedi 24 avril dans plusieurs villes de la RDC notamment à Kinshasa, des « marches de solidarité aux compatriotes de l’Est ». Pour eux, ces populations sont malheureusement « livrées aux sévices des armées rwandaise, burundaise, ougandaise et des milices obscures ». Malgré l’interdiction de l’hôtel de ville, les deux responsables de Lamuka avaient maintenu leur manifestation qui a été, par la suite, « réprimée » par la police. Pour le tandem Fayulu-Muzito, les « ennemis » des congolais ont « érigé » des obstacles à la tenue de leur marche mais ont aussi « instruit cyniquement » la police de la « réprimer ».

« Sans compter avec les ennemis de notre peuple qui ont non seulement érigé des obstacles à la tenue de cette marche à Kinshasa et dans d’autres villes du pays, mais qui ont aussi cyniquement instruit la police, qui l’a sauvagement réprimée à Kinshasa, particulièrement », lit-on dans la déclaration du présidium de Lamuka, signée par Fayulu et Muzito et publiée après leur manifestation.

Martin Fayulu et Adolphe Muzito se sont interrogés sur le fait de voir des congolais se lever pour dénoncer des massacres de leurs compatriotes et, en même temps, il y a encore « d’autres congolais qui répriment toute manifestation de solidarité ». Pour eux, cette réalité est bel et bien une « preuve de complicité ».

« Comment peut-on comprendre, en effet, que des congolais sont massacrés dans la partie Est de notre pays, que d’autres congolais se lèvent pour dénoncer ces massacres, mais que vous puissiez encore trouver d’autres congolais qui refusent toute manifestation de solidarité et répriment violemment les manifestants ? Il n’y a pas meilleure preuve de complicité et de non-assistance à un peuple », affirment-t-ils.

Carmel NDEO

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