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La RDC « n’a que 6% des routes plus ou moins praticables » (Willy Ngopos)

Intervenant dans un magazine sur Top Congo FM, le Ministre sortant des Infrastructures et travaux publics (ITP), Willy Ngopos a reconnu ce jeudi 25 mars que la RDC ne dispose que « de 6% des routes plus ou moins praticables ».

Faisant un bilan à la tête de son ministère, Willy Ngopos a expliqué pourquoi son ministère n’en est encore qu’à ce résultat : « la modicité de nos recettes et l’incapacité du Fonds National d’Entretien Routier (FONER) d’intervenir à travers la République ».

Mais qu’a-t-il fait le temps qu’il a passé dans ce ministère ? « Nous avons mis sur pied la politique de mettre beaucoup de routes en concession, c’est-à-dire un privé amène son argent et le récupère par péage pendant au moins 10, 15 ou 20 ans », s’est-il expliqué.

Willy Ngopos se targue également au sujet de « Tshilejelu, (ce vaste programme de construction de routes lancé dernièrement par le Chef de l’État). C’est une méthode nouvelle que nous n’appliquons pas sur des routes existantes déjà, mais sur des routes en terre avec un coût d’à peu près 194 millions de dollars ».

Bilan pas très positif

« Mon bilan n’a pas été très positif », reconnaît le ministre des ITP. « Mon ministère est chargé de la gestion des routes d’intérêt général et des voiries pour une superficie de 2,345 millions. Malheureusement nous avons eu l’année dernière 310 millions de dollars. C’est la moitié qu’il faut peut-être pour une commune, mais nous l’avons eu pour tout un pays. Le décaissement n’a même pas atteint 100 millions de dollars. Nous n’avons pas eu beaucoup d’argent pour faire beaucoup de choses », a-t-il regretté.

Malgré ce faible financement, quelques travaux ont néanmoins pu être réalisés. « Nous avons essayé de réhabiliter quelques routes. J’ai lancé les travaux sur la route Don Bosco qui ne sont pas encore terminés, j’ai ouvert la route de la Paix qui traverse 2, 3 ou 4 communes. Nous avons entrepris des travaux de réhabilitation sur l’avenue Chrétien qui débouche vers le centre Theresanium. Nous avons réhabilité la route 24 Novembre vers Selembao. Nous avons travaillé sur le Pont de Ngaba ».

Willy Ngopos rappelle aussi que dans le cadre du programme d’entretien des voiries, « nous avons mis à la disposition de nos provinces 550 mille dollars. Cela n’a pas changé grand-chose parce que le degré de dégradation était tellement fort. J’ai redonné l’utilité au contrôle des travaux, j’ai connecté le pays à travers la route Sakania… et nous avons livré 5 sauts-de-moutons ».

Pas tenté de revenir au Gouvernement

Willy Ngopos regrette de n’avoir pas réalisé sa politique. « À la prise de mes fonctions, je voulais atteindre 15 des 58 mille kilomètres de nos routes. L’État n’a pas eu la possibilité de nous loger ce fonds à cause des circonstances dans lesquelles nous avons évolué », a-t-il regretté.

Raison pour laquelle « dans ces conditions, avec ce budget, ça ne me séduit pas (de revenir au gouvernement). Il ne faut pas être Ministre seulement pour l’être », avance-t-il.

Selon lui, « il faut que le ministère des Infrastructures et Travaux publics soit parmi les 3 premiers ministères. C’est ce ministère qui développe le pays ».

Adrien AMBANENGO

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