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La Coordonnatrice des « Indignés » invite les femmes à s’impliquer dans l’activisme pour accélérer le changement de mentalité

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Au cours d’un café citoyen tenu ce jeudi 4 février 2021 au Musée National, La Coordonnatrice du mouvement citoyen « Les indignés de la situation sécuritaire en RDC », Nicole Kavira, a invité les femmes à s’impliquer dans l’activisme pour accélérer le changement de mentalité.

D’après Nicole Kavira, la femme étant le socle de toute nation, elle est aussi la victime la plus exposée aux massacres et violences, d’où la nécessité de la sensibiliser pour rejoindre cette vision. Cependant, elle révèle que très peu d’entre elles comprennent la noblesse de ladite lutte.

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Nicole Kavira reconnaît tout de même les difficultés dans l’exercice de l’activisme, mieux la liberté de manifestations en République Démocratique du Congo, en tant que femme dans un secteur considéré masculin.

« Le terrain où nous nous déployons n’est pas facile à maîtriser. Etre prêt à affronter les gaz lacrymogènes, les arrestations arbitraires, les détentions illégales et autres brutalités exigent d’être doté d’un état d’esprit très actif. Surtout pour nous les femmes, victimes de discrimination, il n’a toujours jamais été facile de s’intégrer dans une lutte considérée à priori comme secteur masculin», a-t-elle souligné.

En outre, la Coordinatrice de ce mouvement citoyen rappelle aux activistes présents à ce café, la nécessité de s’unir dans la lutte afin d’atteindre un objectif commun.

« L’expérience nous a appris que dans la lutte, les activistes doivent s’unir et surtout se mettre ensemble pour mieux orienter la pression et le lobbying si nous voulons atteindre l’objectif», a soutenu Nicole Kavira.

Cette activiste préconise une stratégie pour réussir là où ses collègues sont partagés entre causes communes à poursuivre et intérêts personnels. « Il est souvent constaté que certains activistes ne visent pas nécessairement les causes communes. Des intérêts personnels désorientent les actions et créent des divisions qui fragilisent le secteur. D’où, la nécessité de parfois prioriser les causes à défendre pour éviter la dispersion qui profite au camp adverse ».

Il sied de noter que le café citoyen est un cadre qui a réuni différents mouvements citoyens et certaines ONG de défenses des droits humains. Le but est de partager l’expérience et l’analyse des perspectives pour l’avenir de la lutte pro démocratie et la défense des droits humains en République Démocratique du Congo.

Carmel NDEO

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