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Deux ans de présidence de Félix Tshisekedi : Peter Pham lui témoigne son soutient

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Alors qu’en cette date de 24 janvier 2021 Félix Tshisekedi totalise deux ans à conduire la destinée de la République démocratique du Congo au Palais de la Nation, les avis sont largement partagés en terme de bilan dans le pays. Peter Pham, ancien envoyé spécial des États-Unis aux Grands-Lacs estime que Félix Tshisekedi « continue d’avancer le changement voulu par le peuple congolais », deux ans après son investiture « historique ». Bien avant, ce diplomate se réjouissait du basculement de la majorité parlementaire en faveur de Félix Tshisekedi, qui se trouve en passe d’avoir le contrôle total de l’exécutif face à son ex-allié, Joseph Kabila.

« Félicitations à S.E.M. Félix Tshisekedi à l’occasion du 2ème anniversaire de son investiture historique à la Présidence de la République. Que Dieu vous bénisse ainsi que la RDC alors que vous continuez d’avancer le changement voulu par le peuple congolais. Nous vous soutenons », tweete J. Peter Pham.

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Ce dernier se réjouit du basculement de la majorité parlementaire au profit de Félix Tshisekedi dans le cadre de son initiative d’Union sacrée de la Nation. Avec la motion de censure du gouvernement Ilunkamba, initiative parlementaire soutenue par 301 députés nationaux susceptibles de forcer l’effondrement du gouvernement et de confier à Félix Tshisekedi un rôle politique majeur, Peter Pham estime que c’est « un autre pas significatif en avant ».

Lors de sa rencontre avec Félix Tshisekedi, le 12 février 2020, J. Peter Pham, l’envoyé spécial des États-Unis pour les Grands Lacs, avait indiqué au président congolais que Washington était déçu des maigres résultats de son pays en matière de lutte anticorruption.

Pour plusieurs observateurs, force est de souligner que l’incitation américaine au président Congolais en faveur de la lutte contre la corruption et l’instauration de l’Etat de droit est une action noble. Cependant, la perception aujourd’hui limpide d’une sorte de tutelle, des pressions politiques, la narrative et la méthode utilisée, tendent à indiquer que la démarche a des visées allant au-delà de la promotion de la bonne gouvernance.

L’hypothèse la plus plausible est celle d’un stratagème visant la neutralisation politique de J. Kabila et les têtes de proue du FCC, porteurs du nationalisme économique, pour donner « le pouvoir total » au nouveau président. En contrepartie du soutien américain, celui-ci doit rendre possible la reconquête américaine de la RDC. La visée ultime est géostratégique et économique.

Stéphie MUKINZI

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