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Les présidents des groupes parlementaires du FCC s’opposent à l’idée de la tenue d’un dialogue sur les questions électorales

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L’idée de la tenue d’un dialogue sur les questions électorales souhaitée par quelques députés nationaux et acteurs de la société civile congolaise, n’est pas partagée par les présidents des groupes parlementaires du front commun pour le Congo.

Ils ont réaffirmé leur refus de la tenue d’un quelconque dialogue consacré aux réformes électorales à l’issue d’une rencontre ce lundi 10 août avec le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

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Le président du groupe parlementaire PPRD Didier Manara a exprimé leur disponibilité à discuter de cette question lors de la session de septembre. 

« Nous sommes venus remettre officiellement au premier ministre notre déclaration contre l’organisation d’un prétendu dialogue. Ce dialogue prôné par certains de nos collègues et quelques membres de la société civile est inopportun parce que nous sommes ouverts et positifs pour que la question autour de la matière électorale soit discutée lors de la session prochaine qui va commencer dans à peu près 1 mois donc le 15 septembre, » a déclaré Didier Manara à l’issue de cette rencontre avec le premier ministre.

Selon lui, « il existe un cadre pour ce type de démarche, à savoir l’Assemblée nationale dont la prochaine session s’ouvre le 15 septembre 2020. A ce titre, rien ne justifie l’urgence d’organiser des pourparlers pour examiner ce sujet. »

Didi Manara estime que la séance de travail avec le Premier ministre, Ilunga Ilunkamba, a permis aussi de faire la rétrospective des activités de la session parlementaire dernière, marquée par des « traumatismes verbaux et physiques ».

Les présidents des groupes parlementaires du FCC qualifient initiative du groupe des 12 personnalités dont les députés nationaux notamment Delly Sesanga, Claudel Lubaya et Patrick Muyaya, de « malicieuse » et tend à déstabiliser « la République sous couvert d’un présumé dialogue sur la matière électorale. »

Ils ont rappelé, la perte de leur collègue député suite à « ces pratiques anti-démocratiques ».

C’est pourquoi, ils ont ont sollicité l’implication du chef du Gouvernement pour éviter la violation du siège des parlementaires lors de la prochaine session essentiellement budgétaire.

Il sied de rappeler que le groupe de 12 personnalités politiques et de la société civile mènent, dans le cadre de leur appel du 11 juillet, des consultations avec les forces vives du pays et les institutions pour des pourparlers sur les réformes électorales en vue de baliser le chemin pour des scrutins apaisés en 2023.

Dans leur démarche, ces personnalités ont déjà rencontré notamment le chef de l’État Félix Tshisekedi, le premier ministre, les opposants dont JP Bemba du MLC, le Cardinal Ambongo, etc.

Thierry Mfundu

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