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60 ans d’indépendance de la RDC : « Le bilan global est largement négatif et il traduit les effets pervers de la mauvaise gouvernance » (Moïse Katumbi)

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A l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance de la RDC, le 30 juin 2020, le président du parti « Ensemble », Moïse Katumbi, dresse un « bilan global largement négatif dresse un tableau largement négatif (qui) traduit les effets pervers de la mauvaise gouvernance ».

 » Le bilan global est largement négatif et il traduit les effets pervers de la mauvaise gouvernance et de la politisation à outrance de tous les secteurs de la vie nationale. La plupart des gouvernements qui se sont succédés ont érigé comme mode de gestion de la chose publique, la corruption, le clientélisme, le népotisme, le tribalisme…« , fustige-t-il dans une déclaration faite lundi 29 juin 2020,, dont une copie est parvenue à politico.cd.

En cette circonstance historique, il a rendu un vibrant hommage aux martyrs et aux pères de l’indépendance.

« Soixante ans après cette date historique du 30 juin 1960, nous rendons hommage aux martyrs et pères de l’indépendance, d’heureuse mémoire, qui avaient rempli leur devoir patriotique, au prix souvent de leur sang, et qui nous ont légué la charge d’écrire l’histoire de notre pays », a salué Moïse Katumbi.

Se questionnant sur l’état de la nation et sur ce qu’il conviendrait de dire à ceux qui ont été les pères fondateurs, le président d’Ensemble relève que « la marche se fait avec beaucoup de soubresauts » et que « l’élan de développement s’est complètement estompé depuis des lustres en raison de l’immobilisme de nos dirigeants ».

Pour Moïse Katumbi, « il n’existe aucun secteur de la vie nationale dont les Congolais trouveraient dans l’action publique et les résultats obtenus ne serait-ce qu’une seule raison d’être fiers de nos dirigeants ».

« L’intégrité territoriale, la paix civile et la stabilité des Institutions de la République sont menacées de toutes parts, l’insécurité persiste et s’accroît. Le sang des innocents ne cesse de couler abondamment et gratuitement du fait des combines et des bandes armées à la solde de quelques individus et groupuscules sans foi ni loi », alarme-t-il.

Et de stigmatiser :

« Bien plus, nous relevons une insuffisance et un délabrement pénalisants des infrastructures de base, une pauvreté endémique, un chômage généralisé, un système éducatif obsolète, un secteur de la santé publique en décrépitude, une production locale quasi inexistante, une économie totalement extravertie et une administration publique archaïque et démotivée ».

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Il signale, par ailleurs, des indicateurs majeurs de développement pointant au rouge, malgré les immenses ressources naturelles dont regorge la RDC.

Et il qualifie le système éducatif congolais d’ »une industrie de production de chômeurs » qui « est à la basse d’une jeunesse désœuvrée dont le sort ne préoccupe que très peu les dirigeants ».

« Notre jeunesse si dynamique et talentueuse est sacrifiée. Faute d’avenir, des milliers de jeunes n’ont désormais comme seul espoir que de se tourner vers des travaux peu valorisants ou alors de quitter le pays. Cette situation est insupportable », explique-t-il.

Concernant l’appartenance à certains partis politiques et le degré de soumission partisane qui prime sur l’expertise, l’expérience et la compétence, Moïse Katumbi estime qu’ »il est temps de mettre fin à cette mauvaise politique, destructive, qui a plongé l’administration publique, les entreprises du portefeuille, les régies financières et les services ainsi que les établissements publics en faillite ».

À la question des propositions de lois Minaku et Sakata, il répond :

« Nous demandons aux forces vives de la Nation de continuer à se maintenir en alerte et à se tenir prêtes à répondre au mot d’ordre de mobilisation générale en vue de se prendre en charge si lesdites propositions de lois ne sont pas retirées ».

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Nonobstant cette photographie désastreuse de l’état de la Nation, le patron du Tout-Puissant Mazembe se veut optimiste :

« Ces 60 années de misère et de désillusions sont amplement suffisantes pour nous motiver à nous battre davantage en vue de l’instauration d’un régime véritablement démocratique et d’un État de droit. En dépit de ce tableau sombre, nous réaffirmons notre espoir et notre foi en un Congo démocratique, plus beau qu’avant, prospère, où il fera bon vivre non plus seulement pour une poignée de privilégiés mais pour le peuple congolais tout entier ! ».

Invitant les Congolaises et Congolais à une « méditation profonde sur les actions à entreprendre pour un avenir radieux », Moïse Katumbi lance également un « vibrant appel à la mobilisation générale pour préserver l’intégrité et l’unité de notre Nation tout en privilégiant l’intérêt commun ».

Hervé Pedro

1 COMMENTAIRE

  1. Katumbi devrait savoir que sans instauration de l’État de droit par le Président Fatshi, il ne serait jamais rentré au Congo pour faire des discours qui ne visent que le pouvoir, il a dirigé la province la plus riche du Congo pendant plusieurs années, quel était son bilan à part distraire les kanangais avec le ballon rond, c’est un membre du fcc ayant juré fidélité à JKK comme son ancien pote Kamere, et il fera tout pour saboter l’action du Président Fatshi. Dire négatif un bilan dans lequel figure l’État de droit, une première en RDC et condition nécessaire au développement du Congo, relève simplement de la malhonnêteté.Dans quel camp se situe Katumbi le zambien ?

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