12 millions d’euros, c’est le montant octroyer par l’Union Européenne pour appuyer le travail de la société civile en RDC.

L’annonce a été faite par le délégué de l’Union Européenne en RDC, Jean-Marc Châtaigner à l’issue du 2ème forum de la société civile organisé par le cadre de concertation nationale de la société civile (CCNSC)
sous le thème : « Repenser le rôle des organisations de la société civile » avec 240 participants, venus de toutes les provinces du pays. 

Cette somme sera mis à la disposition du Gouvernement congolais par la signature prochaine d’une convention avec le ministère des Finances congolais.

Ce montant s’ajoute aux 20 millions d’euros déjà décaissé par l’UE au cours de la période 2008-2018 en faveur de la société civile.

Entre 2008 et 2018, l’Union Européenne a consacré 20 millions d’euros dans le cadre de sa coopération avec le gouvernement de la RDC pour le renforcement des capacités de la société civile. Dans le prolongement de cette action, nous allons signer avec le ministre des Finances une nouvelle convention de 12 millions d’euros pour un programme d’appui à la participation citoyenne de la société civile“, a dit Jean Marc Châtaigner en ouverture du 2ème forum national de la société civile. 

Pour Jean-Marc Châtaigner, ce soutien vise à soutenir la société civile congolaise dans ses missions de prestataire de services sociaux de base, d’actrice de gouvernance pour une croissance inclusive et durable à travers sa participation aux dialogues sur les politiques publiques et d’actrice naturelle de changement par le dialogue et la veille citoyenne.

Dès l’aube de l’indépendance, l’Union européenne s’est mise aux côtés du peuple congolais pour cheminer ensemble. Beaucoup de projets ont été réalisés dans différents secteurs de la vie nationale, dans le domaine des infrastructures, de l’agriculture et de la préservation de l’environnement, de la lutte contre l’insécurité alimentaire, dans les secteurs sociaux, pour l’amélioration de la gouvernance démocratique,” a-t-il déclaré.

Partenaire technique et financier de la société civile, l’UE a défini quelques éléments qui permettront de « repenser le rôle de la société civile ».

” Premièrement, il conviendrait de travailler à une meilleure capitalisation des expériences conduites, les meilleures pratiques comme les échecs, avec l’idée, d’une part, qu’on ne soit pas amené à répéter les mêmes erreurs et, d’autre part, l’objectif de transformer l’essai, c’est-à-dire de passer à l’échelle les programmes qui obtiennent les résultats les plus probants. Il nous faut mieux accompagner les organisations de la société civile dans leur croissance ; Deuxièmement, il y a lieu de souscrire à une éthique, à une gouvernance interne respectueuse des normes qui permettent une appropriation constante et une participation active et consciente de toutes les familles d’acteurs de la société civile”,  a estimé Jean-Marc Châtaigner.

Et d’ajouter:

” Nous, les partenaires, sommes parfois amenés à ” faire les bons offices ” pour résoudre des conflits évitables et stériles sur les enjeux d’intérêt plus personnels que collectifs. Il est fréquent que l’absence de bon sens éloigne certains leaders de la société civile de la mission pour laquelle ils se sont engagés; Tertio,  la société civile se doit de contribuer à la création de richesse en apportant toute son expertise. Puiser dans vos idées, énergies et intelligences pour trouver un modèle de développement durable qui soit à la fois compatible avec votre riche culture et avec les contraintes de la mondialisation “.

Pour appuyer l’organisation de ce 2e forum, l’Union Européenne se dit persuadé que les résultats souhaités seront au rendez-vous, à savoir: la validation de tous les outils de gouvernance qui permettront au cadre de concertation de la société civile de fonctionner normalement ; la mise en place consensuelle de nouveaux animateurs du Bureau du cadre de concertation nationale ; une définition claire de nouveaux modes de collaboration entre la société civile, les autorités étatiques et les partenaires techniques et financiers sur les enjeux de développement.

Thierry Mfundu

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