Réservé à travers son porte-parole, prudent lors de son entretien accordé au journal Le Soir, le président de la République Félix Tshisekedi est sorti de ses gonds au cours de l’interview accordée au magazine Internationales de TV5 et journal Le Monde pour distribuer des cartes à son directeur de cabinet et à l’Inspecteur général de l’IGF dans l’affaire des enquêtes de l’inspection général des finances.

Maladresses

Cette affaire a éclaté quand j’étais au Japon. (À mon retour) j’ai reçu l’Inspecteur général des finances. J’ai appris avec effroi qu’il a été menacé. Ça, ça m’a vraiment préoccupé. Là je monte directement au créneau parce que je ne veux pas qu’on bafoue les droits, devoirs et libertés des gens dans leur travail“, a déclaré Félix Tshisekedi.

Le Chef de l’État a laissé entendre que l’inspecteur Batubenga l’a “rassuré qu’il a fait son travail comme il le fallait. Il n’a cité le nom de personne, j’insiste il me l’a dit. Puis il a transmis le dossier à la justice. Pour ma part je lui ai rassuré de ma confiance et de ma protection. Il ne lui arrivera rien. Je lui ai demandé de faire son travail comme il se doit, et à ce moment là, ce n’est plus mon affaire. La justice s’en occupera et on connaitra les coupables“.

Au terme de leurs échanges, Félix Tshisekedi s’est une opinion sur ce dossier. Malgré les explications de l’inspecteur, il a déduit qu'” en réalité il y a eu un peu de maladresses. L’inspecteur des finances était un peu sorti de ses devoirs, de son travail. C’est pourquoi je devais absolument l’appeler pour lui rappeler ses devoir. Il n’a pas à agir de cette manière. Il n’est pas le procureur“, a-t-il confié.

Le président et non la présidence

Pour Félix Tshisekedi, la procédure est qu'”vant de faire ce qu’il a fait il devait d’abord m’en informer. J’étais à l’étranger donc il n’avait qu’à attendre quelques jours et j’allais revenir. Il ne l’a pas fait et il a agit un peu comme le procureur“, a-t-il regretté.

Ces écarts dans la procédure aux yeux du président de la République ne justifient pas non plus la lettre de son directeur de cabinet Vital Kamerhe, suspendant les enquêtes initiées par Batubenga.

Je crois que mon directeur de cabinet voulait aussi le lui rappeler. Mais je crois que ça aussi ça été un peu maladroit parce que l’Inspecteur général des finances n’est pas sous ses ordres. l’inspecteur général des finances est sous les ordres du président de la République. Pas de la présidence, a-t-il recadré, tout en banalisant : vous voyez que ç’a semé cette confusion qui est regrettable mais je crois que ce n’est pas la fin du monde“.

2 comments

  1. tout etait bien dit sauf quant il dit , ce n est pas la fin du monde, je trouve cela tres leger quand il s agit de 15000000€ , l argent du cotribuavle congolais , oui pour moi c est la fin du monde et on veut retrouver cet argent dans le tresor public svp Mr le president !!

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