Les élection en RDC “n’étaient ni libres ni équitables”, estime-t-on au Congrès américain
House Foreign Affairs Committee Chairman Rep. Ed Royce, R-Calif., listens to the testimony of U.S. Agency for International Development (USAID) Administrator Rajiv Shah, during a hearing on “U.S. Foreign Assistance in FY 2015: What Are the Priorities, How Effective?” Wednesday, April 9, 2014, on Capitol Hill in Washington. (AP Photo/Manuel Balce Ceneta)

Alors que la République démocratique du Congo attend toujours les résultats des élections tendues du dimanche 30 décembre, aux Etats-Unis, on dénonce déjà ces scrutins.

«Les élections retardées d’hier n’étaient ni libres ni équitables. Plus d’un million de personnes dans les principaux bastions de l’opposition ont été empêchées de participer. Ailleurs, les informations faisant état de longues files d’attente, de dysfonctionnements des machines à voter et de matériel d’électeur manquant étaient courantes“, dénonce ce message écrit en anglais et traduit par la rédaction de POLITICO.CD.

Rien de tout cela n’est une surprise. Pendant des mois, les forces de sécurité de la RDC ont réprimé des militants et des journalistes favorables à la démocratie alors que le successeur choisi par Joseph Kabila tentait de gagner du terrain dans les sondages. Des centaines de personnes ont été arrêtées et de nombreuses personnes tuées“, estime M. Royce.

Le président de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants américains estime que les États-Unis doivent redoubler d’efforts pour soutenir le peuple congolais, qui souhaite une transition pacifique et un gouvernement qui réponde à ses priorités. “Nos partenaires européens et africains doivent également agir. Les irrégularités signalées lors des élections d’hier doivent être abordées. Les votes doivent être comptés de manière transparente et rapide. Et ceux qui ont sapé le processus démocratique en RDC doivent être tenus pour responsables“, estime-t-il.

Le mois dernier, la Chambre des représentants des Etats-Unis a adopté à une majorité écrasante le décret présidentiel 6207 demandant à l’administration Trump de déterminer si des sanctions devraient être appliquées à l’encontre de certains responsables de la RDC responsables de violations des droits de l’homme et de la corruption.

Les Etats-Unis ont déjà pris des sanctions contre des officiels congolais proches du président Kabila, accusés d’entrave au processus électoral au pays.

Proche de Donald Trump, Ed Royce a refusé, en novembre 2017, de rencontrer une délégation des officiels congolais en campagne de lobbying aux Etats-Unis. “Kabila continue de faire excuse après l’excuse“, avait-il fait fait. “Les principes démocratiques doivent être respectés, Kabila doit se retirer et des élections crédibles doivent se produire à temps“, avait-il ajouté.

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