Democratic Republic of Congo's opposition presidential candidate Moise Katumbi is escorted by his supporters as he leaves the prosecutor's office in Lubumbashi, the capital of Katanga province of the Democratic Republic of Congo, May 11, 2016. REUTERS/Kenny Katombe

Dans un communiqué parvenu à POLITICO.CD, l’opposant congolais rend hommage aux victimes de la répression des manifestations de l’opposition qui ont eu lieu le 19 septembre 2016 à travers le pays. “Il y a 2 ans, le 19 septembre 2016, à l’occasion de manifestations pacifiques réclamant la convocation de l’élection présidentielle, prévue par la Constitution en décembre 2016, plus de 50 compatriotes congolais perdaient la vie et des centaines étaient blessés, victimes d’une terrible répression du régime de Kabila“, rappelle-t-il.

En plus de ces morts et blessés, des centaines de manifestants pacifiques étaient arrêtés injustement, la plupart d’entre eux sont toujours enfermés, sans jugement ni possibilité de se défendre“, ajoute Moïse Katumbi qui séjourne en ce moment à Johannesburg.

Deux après cette répression, les élections n’ont toujours pas lieu au pays. La Commission électorale a cependant publié un calendrier qui fixe la tenue de ces scrutins au 23 décembre prochain. Toutefois, les opposants congolais continuent toujours de dénoncer les manoeuvres du président Kabila qui chercherait, selon eux, à falsifier les résultats des prochaines élections.

Moïse Katumbi, qui a été interdit de regagner le pays pour y déposer sa candidature en août dernier appelle à “continuer la lutte”. “Aujourd’hui, j’appelle mes soeurs et mes frères à leur rendre hommage, prier pour ces martyrs et poursuivre leur lutte, pacifiquement, mais fermement“, dit-il en rendant hommages à ces victimes: “leur sacrifice n’a pas été vain, il a contribué à pousser Kabila vers la sortie et à ce qu’il ne brigue pas de troisième mandat. C’est une priorité pour le peuple congolais, mais la lutte doit continuer pour obtenir de vraies élections, libres, démocratiques et inclusives.