Dans une correspondance datée du 19 avril 2018 dont Politico.cd s’est procuré une copie , adressée au président Joseph Kabila avec copie au premier ministre Bruno Tshibala, et à plusieurs ministres, le programme conjoint de la fédération internationale des ligues des droits de l’homme(Fidh) et l’organisation mondiale contre la Torture(Omct) déplorent le harcèlement et détention arbitraire des militants de mouvements citoyens Lucha et Filimbi.

L’observatoire invite les autorités précitées à mettre un terme à toute forme de harcèlement, y compris au niveau judiciaire, à l’encontre de Mino Bompomi, Carbone Béni wa Beya, Cédric Kalonji, Palmer Kabeya , Grâce Tshunza, Jedidia Mabele , Zacharie Kingombe et Andy Djuma ainsi que l’ensemble des défenseurs des droits de l’homme en RDC.

Pour rappel, ces activistes ont arrêtés par les services de sécurité alors qu’ils participaient à une manifestation Pacifique appelant la population à adhérer à l’appel du comité Laïc de coordination(CLC) ,pour la marche du 31 décembre 2017 , pour exiger l’application de toutes les dispositions nécessaires de l’accord du 31 décembre 2016.

Le 13 avril 2018, le ministère public a requis une peine de trois ans d’emprisonnement et une amande de 1000.000 fc pour dommages et intérêts pour l’état Congolais à l’encontre de Jedidia Mabele , Zacharie Kingombe et Andy Djuma qui comparaissaient devant le tribunal de Paix de Makiso , la province de la Tshopo, pour l’incitation à la révolte.

En effet, le tribunal dispose d’un délai de huit jours pour se prononcer.

Kerima