Ce sont 8 corps sans vie que les casques bleus de la MONUSCO ont découverts jeudi 22 mars dans un village du territoire de Djugu qui amènent la mission onusienne a tiré la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire en RDC qui va de mal en pis.

“Les casques bleus de la MONUSCO ont découvert huit corps sans vie, en décomposition, dans un village du territoire de Djugu hier jeudi”, a déclaré a l’AFP le porte-parole de la MONUSCO depuis Bunia.

Cette découverte macabre a été facilitée par les villageois qui ont indiqué aux éléments de la MONUSCO le lieu où se trouvaient les corps, précise le porte-parole. Ces villageois ont affirmé qu’ils étaient eux-mêmes en cachette pendant plusieurs jours lorsqu’ils ont vus ces cadavres.

Il s’agit des victimes des attaques du 12 et 13 mars qui ont fait au moins 30 morts a certifié le chef de la localité de Bahema-nord, Pirlo Molindo. Ces attaques ont poussé plusieurs villageois à déserter leurs habitations pour se cacher en brousse. 7 rescapés ont été retrouvés après 9 jours de cachette, a affirmé Pirlo Molindo.

Cette découverte macabre alourdit le bilan des violences dans le territoire de Djugu, violences causées par les agriculteurs Lendu et les éleveurs Hema depuis décembre 2017 avec comme pomme de discorde, la terre. Les estimations vont jusqu’à plus de 120 morts.

Les représentants de deux communautés Lendu et Hema se disent victimes d’une manipulation d’un troisième acteur qui manipule agriculteurs et éleveurs et les pousse à la confrontation permanente.