Willy Mishiki accuse la majorité et l’opposition de comploter contre lui

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Le 30 novembre est jour anniversaire pour l’Union nationale des nationalistes, (UNANA). Le parti cher à Prince Willy Mishiki avait prévu d’organiser une marche de soutien au calendrier électoral et de dénonciation du complot contre la République ; laquelle partirait de l’Echangeur de Limete pour chuter au terrain Triomphal, dans la commune de Kasa-Vubu.

Alors que les préparatifs allaient bon train, les Nationalistes ont été informés que l’autorité urbaine venait d’interdire toute manifestation à caractère politique, sur toute l’étendue de la ville- capitale. Motif : des manifestations se sont superposées à la même date, notamment le 30 novembre 2017. Craignant toute collision et débordement, l’Hôtel de ville a simplement pris la mesure d’annuler toutes les marches, aussi bien celles qui avaient été autorisées que celles qui n’avaient pas requis la bénédiction de l’autorité urbaine. « L’Hôtel de ville et la police nationale se trouveraient dans l’incapacité d’encadrer les manifestants de différents partis », a-t-elle laconiquement motivé la décision.

Au cours du point de presse tenu au siège du parti à Kinshasa, Prince William Mishiki, président de l’Union nationale des nationalistes, s’est dit surpris par cette interdiction « qui cache mal la main noire des comploteurs tapis aussi bien dans la Majorité que dans l’Opposition. »

« Nous ne sommes pas satisfaits de cette interdiction puisque nous avons été le premier parti à avoir sollicité la date du 30 novembre, qui est aussi celle de l’anniversaire de notre mouvement. Mais, en tant que légaliste respectueux de lois et règlements de la République, nous avons humblement accepté de faire une concession en repoussant la marche pour une date ultérieure », a-t-il déclaré en substance.

« Nous sommes en train d’adresser un autre courrier au gouverneur de la ville pour trouver un compromis sur la nouvelle date qui, en principe, au mois de décembre. Pour cette manifestation, nous attendions au moins un million et demi de manifestants et nous avons suivi toute la procédure relative à la tenue de manifestation. Depuis le 21 novembre, nous avons écrit à M. le gouverneur de la ville de Kinshasa. Nous avons eu des échanges constructifs avec l’autorité urbaine pour se rassurer qu’il n’y aurait pas de débordement le jour de notre manifestation. La Majorité présidentielle et le RASSOP Limete avaient projeté leurs marches au 28 novembre ; à notre grande surprise, le RASSOP Limete a dû reporter sa marche au 30 novembre ; donc à la même  date que la nôtre. En même temps, un mouvement citoyen dénommé Café Kinois voulait aussi marcher le même jour. Nous avons ainsi compris il y a réellement un complot ourdi contre la République, puisqu’il y a des gens qui ne veulent pas que les nationales qui dénoncent le complot aient l’opportunité de s’exprimer librement, de faire entendre leur voix et surtout de requérir l’adhésion populaire », explique-t-il. 

« Aujourd’hui, on a porté à notre connaissance que l’Hôtel de ville a annulé toutes les marches, y compris la nôtre. Sincèrement, nous ne sommes pas satisfaits. Mais en tant que légaliste respectueux des lois et règlements de la République, nous avons accepté de faire une concession. Mais pour nous, notre marche devrait avoir lieu ultérieurement », a-t-il précisé le contexte.

Au-delà de cette interdiction, l’UNANA ne baisse pas les bras : son combat continue. Et elle n’entend pas seulement s’exprimer sur la place publique. « Nous allons continuer toujours à vulgariser notre idéal sur l’ensemble du territoire national. Chaque semaine, nous ferons des descentes sur terrain, dans les vingt-six provinces du pays pour expliquer au peuple congolais la démarche de notre parti (UNANA) et ses alliés. Il s’agit, en fait, dénoncer par toutes les voies de droit le complot dont le pays est victime », a-t-il dit en substance.

« Nous allons continuer à soutenir le calendrier électoral, puisque nous estimons que c’est le seul calendrier apolitique et réaliste publié par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Contrairement aux quatre calendriers précédents qui étaient politiques et n’ont jamais eu un début d’exécution. Nous demandons donc au peuple de rester vigilant »