Abbas Kayonga: « nous ne voulons pas la guerre »

0
832

La ville de Bukavu, capitale du Sud-Kivu dans l’Est de la République démocratique du Congo, s’est réveillée sous d’intenses tirs à l’arme lourde ce matin.

C’est depuis 5h30 que les quartiers résidentiels Muhumba et Ngumba, dans la commune d’Ibanda, sont théâtre d’affrontements armés entre deux factions des forces de sécurités congolaises, rapportent des sources concordantes.

Tout serait partie d’une opération militaire qui visait à neutraliser la garde d’Abbas Kayonga, coordonnateur de la cellule de lutte contre la fraude minière, suspendu par le gouverneur  Claude Nyamugabo la semaine dernière. Sur place, les éléments de l’armée régulière ont rencontré une résistance. « La garde de Kayonga a ouvert le feu, récupérant les armes lourdes que les militaires étaient venu avec pour la neutraliser » renseigne une source sur place.

De son côté, l’armée congolaise indique que l’opération pour désarmer la garde du colonel Abbas Kayonga est toujours en cours. « L’armée est déterminée à arrêter le colonel Kayonga et à le mettre à la disposition de la justice » affirme le Capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parole de la 33ème région militaire.

Dans une interview accordée à laprunellerdc.info, M. Kayonga s’explique: « Nous avons été attaqués chez-nous depuis 4 heures du matin par les Fardc. Nous étions en pleine discussion avec la police et nous avons écrit au général de la police pour qu’il puisse nous sécuriser parce que les fraudeurs ont été contents de notre suspension et il y avait une marche à cause de cela et ils pouvaient me lyncher mais aujourd’hui on m’envoi des troupes militaires qui viennent me tuer depuis le matin »

Il affirme avoir des blessés au sein de sa résidence où il est encerclé par l’armée. « Nous avons combattu avec eux et nous avons récupéré quelques armes…nous sommes fatigués …nous ne voulons pas tuer les gens, nous avons des blessés, ils ont des blessés, toute l’activité dans la ville…nous ne voulons pas la guerre« , ajoute-t-il.