Alexis Thambwe: « nous avons mis en place un système d’écoutes téléphoniques »

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De gauche à droite, l'Abbé Donatien Shole et l'ancien ministre de Justice, Alexis Thambwe qui signe l'accord de la CENCO.

Alexis Thambwe a parcouru tous les sujets du moment, concernant la situation politique en République démocratique du Congo. Le Kasaï, où l’armée est aux prises avec les miliciens du chef coutumier Kamwina Nsapu, a occupé une majeure partie de la conférence de presse tenue ce lundi en Suisse.

A ce sujet, M. Thambwe a réitéré la position du gouvernement, qui dit accepter « toute aide internationale » pour enquêter sur la situation, mais jamais une initiative qui « remplacerait » l’Etat congolais. « Nous ne sommes pas de sous-hommes, nous sommes un pays, un Etat de droit. Nous acceptons l’aide internationale. Nous acceptons de poursuivre les enquêtes avec la Communauté internationale, mais cela ne peut pas se faire sans nous« , a martelé le ministre.

Il s’étonne par ailleurs que les atrocités ne touchent la Communauté internationale que lors que les deux experts de l’ONU ont été assassinés. « Il y a pourtant des atrocités et des assassinats qui touchent des milliers de congolais« , regrette-t-il.

Le ministre congolais de la justice  admet par ailleurs la mise en place d’un vaste système d’écoutes dans le cadre de l’enquête au sujet de cette crise du Kasaï. « Nous avons mis en place un système d’écoutes pour savoir ce qui s’y passait« , a affirmé le ministre congolais.

« Le monde s’étonne des révélations de New York Times [au sujet du député Clément Kanku], mais c’est grâce à des écoutes et à des efforts du gouvernement que l’on commence à peine à savoir ce qui s’est réellement passé. Ces enregistrements sont les nôtre« , ajoute-il.