La nomination de Bruno Tshibala ne respecte pas les termes de l’accord, estime la France

Dans un communiqué publié sur le site de son ministère des Affaires étrangères, la France se dise inquiète de la désignation de l’opposant Bruno Tshibala au poste de Premier ministre. Partager :FacebookX

jean-marc-ayrault-n-apporte-pas-lui-meme-sa-lettre-de-demission-a-francois-hollande-et-la-fait-porter-par-un-conseiller

« Nous exprimons notre grande inquiétude face au manque de consensus sur cette nomination, qui ne respecte pas les termes de l’accord du 31 décembre 2016. Alors que cet accord constitue la seule feuille de route crédible pour une sortie de crise, sa violation est porteuse de graves risques pour la stabilité et l’avenir du pays, dans un contexte marqué par une forte dégradation de la situation sécuritaire et des droits de l’Homme« , déclare ce communiqué publié lundi .

Le président Joseph Kabila a nommé le 7 avril l’opposant Bruno Tshisekedi au poste de Premier ministre dans le cadre, selon lui, de l’accord du 31 décembre dernier. Néanmoins, le Rassemblement, principale coalition de l’opposant dont M. Tshibala est transfuge, dénonce cette nomination qu’il estime ne pas respecter l’accord.

La France demande ainsi au gouvernement d’appliquer cet accord, conformément, dit-elle,  » à la résolution 2348 que vient d’adopter le conseil de sécurité des Nations unies à l’unanimité »

« La France réaffirme la nécessité de la mise en œuvre urgente et sans réserve de l’accord du 31 décembre, y compris la levée des restrictions aux droits et libertés, afin de permettre la tenue, dans de bonnes conditions, des élections à la date agréée fin 2017« , ajoute ce communiqué.

« La France va poursuivre sa concertation avec ses partenaires internationaux et européens sur la situation en RDC et les suites à y donner« , conclut-il.