Dans un long document envoyé à POLITICO.CD, la société étatique minière de la RDC, Gécamines, a réagi par une analyse critique et factuelle sur la parution de l’ ingénieur Rafael Ngoy Mushila,  “dont l’objectif avoué outre le discrédit est in fine le démantèlement d’un opérateur minier en puissance et la révision du code minier de 2018.”

Raphael Ngoy Mushila, se présentant comme ancien ingénieur du géant minier congolais, a publié une analyse concluant étrangement à la “mort clinique”, en tant qu’opérateur minier, de la Gécamines. Dans une série de documents envoyés à POLITICO.CD,  Albert Yuma (PCA) et Jacques Kamenga (DG ai) dénoncent ce qu’ils qualifient de ce « pamphlet » dépourvu de toute rationalité et qui n’a qu’un seul objectif, celui de décrédibiliser cette société commerciale et ses dirigeants.

Le document de M. MUSHILA, explique la lettre reçue par POLITICO.CD, appellerait encore bien d’autres observations tant les mises en cause gratuites et infondées sont nombreuses. Pour Gécamines, l’intention de l’auteur et probablement de ses commanditaires est triple.

“D’une part décrédibiliser l’action de l’équipe dirigeante de GECAMINES alors même que tous voient sur le terrain la reprise des activités, que ce soit à Shituru ou à STL, bientôt à DEZIWA, puis GCK. D’autre part, tenter un ultime baroud d’honneur en faveur de la fermeture de GECAMINES en tant qu’opérateur minier. Enfin demander la révision du code minier de 2018, faits qui pris ensemble, consacreraient l’affaiblissement pour une durée très longue de la capacité de l’Etat à peser sur les choix miniers du pays”, explique-t-on.

“Bien que décriée, l’action de GECAMINES et singulièrement de son équipe dirigeante a été déterminante dans le rééquilibrage de certains partenariats. Qui pense qu’une structure parapublique, sans un minimum de capacité technique, financière et d’expérience dont la GECAMINES dispose encore, aurait pu mener une lutte contre Glencore ou Boss Mining“, détaille-t-il.

Avec la fin de GECAMINES en tant qu’acteur de terrain, il est fort à parier que les partenaires de GECAMINES couleraient des jours heureux. “Si l’on ajoute à cela la volonté de réformer le code de 2018 dans un sens plus favorable aux investisseurs, on aboutirait effectivement à ce que l’auteur indique comme étant « l’extraordinaire potentiel du secteur minier congolais sera pleinement libéré » mais certainement pas au profit des Congolais et de la République Démocratique du Congo”.

La Gécamines annonce par ailleurs être “en process” pour reprendre contrôle et redevenir au travers d’une stratégie idoine conduite par l’actuelle Conseil d’administration et ce dans un environnant hostile, un opérateur minier d’envergure. Elle cite les résultats annonciateurs indéniables dont:

– Nette progression de la production propre de Gécamines
– Reconstitution du patrimoine minier
– Reprise sous contrôle totale de Gécamines des activités de STL
– Rééquilibrage des joint-ventures
– Transformation organisationnelle de la société dont les règles obsolètes datent de l’Union Minière
– Mise en production de l’usine de DEZIWA d’une capside 80.000 tonnes de cuivre

Les gesticulations de Rafael Ngoyi ne constitueraient en fait pour Gécamines qu’un écran de fumée de nature pseudo technique pour induire en erreur les responsables et la population. À l’heure de la réappropriation du continent africain par ses fils et filles, Rafael Ngoyi propose le schéma inverseé“, explique le minier congolais.

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