Il l’a déclaré à la radio catholique, Radio Vatican, à l’occasion de sa participation à la création du cardinal Fridolin Ambongo. Le président de la République Félix Tshisekedi veut “changer les choses” sous son règne pour que “l’opposition ne soit plus regardée comme un ennemi, elle ne soit plus considérée comme souffre douleur du pouvoir. Mais qu’on la fasse participer au pouvoir. Pas en la corrompant, en la débauchant mais en lui confiant des responsabilités“, a-t-il promis.

Déjà, Félix Tshisekedi affirme avoir instruit les présidents des deux chambres du parlement de ” donner des commissions très importantes à l’opposition pour qu’elle puisse contrôler réellement le pouvoir et savoir ce qui se passe. Parce que nous, en arrivant au pouvoir, nous nous sommes rendus compte qu’il y beaucoup de choses qu’on ne sait pas et qui créent d’ailleurs beaucoup d’incompréhensions avec ceux qui sont au pouvoir“, a déclaré le Chef de l’État.

Pour lui, éviter ces incompréhensions basées plus sur des soupçons que sur la connaissance réelle des choses, c’est faire participer l’opposition à la gestion du pays. “D’ailleurs, cette question du Chef de fil de l’opposition comme c’est prescrit par la constitution, je vais la réaliser parce que c’est important d’avoir des interlocuteurs qui ne pensent pas comme nous et qui vont nous aider par leurs critiques constructives j’espère, à aller de l’avant, à faire avancer le pays “, a exhorté le président honoraire de l’ancien principal parti de l’opposition, devenu parti présidentiel, UDPS.

Le nouveau Chef de l’État ” déteste le culte de personnalité. Je prie tous les jours mon Dieu pour qu’il me garde de ne jamais tomber là dedans, dans l’orgueil, et de rester celui que je suis. Je demande incessamment à mon entourage de me reprocher chaque fois si je déborde. Je me rends compte que jusque-là ça va. On dit que le pouvoir use, le pouvoir rend fou, j’espère que je pourrai partir avant de devenir fou (rire)”.

Le culte de personnalité, Félix Tshisekedi l’a refusé bien longtemps. Le 27 février, en marge de sa visite rendue au président en exercice de la SADC et de la Namibie, Hage G. Geingob, il s’adressait aux congolais réunis à Windhoek, pour leur dire qu’il n’est pas, et ne veut pas être considéré comme “Dieu le père” :

 “Je ne veux pas qu’on arrête des congolais qui osent critiquer le chef de l’État. Je ne suis pas Dieu le père ! Je suis un individu qui a été élu par la majorité des congolais mais d’autres ne m’ont pas élu et je veux qu’ils continuent à s’exprimer“, a-t-il dit.

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