Des éléments des forces armées américaines ont été déployés à Libreville, au Gabon, pour soutenir la sécurité des citoyens, du personnel et des installations diplomatiques des États-Unis à Kinshasa, en République démocratique du Congo, annonce un communiqué du président américain publié vendredi.

“Ce déploiement d’environ 80 personnes est une réaction au risque que des manifestations violentes puissent avoir lieu en République démocratique du Congo en réaction aux élections qui se sont déroulées le 30 décembre 2018“, explique ce document traduit de l’anglais par POLITICO.CD.

Toujours selon ce document,  le premier de ces personnels est arrivé au Gabon le 2 janvier 2019, “muni du matériel de combat approprié et soutenu par des avions militaires.” “Des forces supplémentaires peuvent être déployées au Gabon, en République démocratique du Congo ou en République du Congo, si nécessaire à ces fins“, ajoute-t-on.

La République démocratique du Congo attend toujours les résultats des élections du 30 décembre dernier. La Commission électorale a fait savoir vendredi qu’elle ne serait finalement plus capable de les rendre public le 6 janvier comme prévu initialement.

Les prêtres catholiques ont annoncé jeudi disposer du nom du vainqueur de la Présidentielle en se basant sur leurs propres opérations de dépouillement. La CENCO, une organisation des prêtres catholiques au pays, avait notamment déployé au moins 40.000 témoins dans près de 75.000 bureaux de vote à travers le pays.

Le même jeudi, les Etats-Unis ont haussé le ton, appelant comme le reste du monde, l’Union Africaine, la SADC et l’opposition à la publication des résultats exacts” de ces élections. Alors que le pays est déconnecté du monde à la suite d’une coupure d’internet, le pouvoir congolais est soupçonné de chercher à trafiquer ces résultats.

Selon le communiqué de Donald Trump, le personnel déployé au Gabon restera dans la région jusqu’à ce que la situation en matière de sécurité en République démocratique du Congo devienne telle que leur présence ne soit plus nécessaire.

Cette action a été entreprise conformément à ma responsabilité de protéger les citoyens américains, chez nous et à l’étranger, et dans le respect des intérêts de la sécurité nationale et de la politique étrangère des États-Unis, conformément à mon pouvoir constitutionnel de diriger les relations extérieures des États-Unis et en tant que commandant en chef et chef Exécutif“, note le président américain.