Selon Radio France Internationale qui livre l’information sur son site internet, l’arrivée d’armement à destination du nouveau bataillon indonésien dit « de déploiement rapide » a été bloquée par les autorités administratives à Kinshasa. “Toujours selon ces sources onusiennes, Kinshasa serait même allé jusqu’à menacer de bloquer l’arrivée de toute la logistique à l’attention de tous les nouveaux contingents de la Monusco“, affirment nos confrères.

L’armée, selon RFI, justifie cette décision par le déploiement de ce nouveau bataillon onusien qui se serait fait sans concertation. « L’importation d’armes et de munitions en quantités surrestimées nous préoccupe », dit une source militaire congolaise qui rappelle que le gouvernement n’a aucun regard sur l’entrée et la sortie des armes des casques bleus. « La Monusco ne nous informe même pas sur les quantités d’armes perdues par leurs casques bleus au profit des groupes armés », dénonce encore cette source militaire.

Cette escalade intervient alors que le président Joseph Kabila a haussé le ton à la 73ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, demandant à la MONUSCO une fois de plus de quitter le pays après 20 ans de présence mitigée. « Vingt ans après le déploiement des forces onusiennes dans mon pays et en raison de leurs résultats largement mitigés au plan opérationnel, mon gouvernement réitère son exigence du début effectif et substantiel du retrait de cette force multilatérale », a-t-il dit.