La CENI ne compte plus finalement organiser l’audit des machines à voter qu’elle impose aux prochains scrutins en République démocratique du Congo. « Notre objectif est d’organiser les élections au 23 décembre. Le reste, c’est de la distraction », a tranché Corneille Nangaa, président de la Ceni, cité par Jeune Afrique.  « Dans tous les cas, la Ceni est en train d’exécuter le calendrier électoral, l’audit des machines à voter n’en fait pas partie », ajoute-t-il.

L’Eglise catholique et les organisations de la société civile dénoncent les machines à voter imposées par la CENI pour les élections prévues à la fin de cette année. Le Comité Laïc de coordination, une structure catholique, affirme que ces machines risquent de plonger “inutilement” le pays dans un cycle de Violences.” “Le CLC attire l’attention des partenaires sur le fait que le manque de confiance des électeurs dans l’institution organisatrice demeure un sujet plus que préoccupant“, dit-il dans un communiqué publié le week-end dernier, et qui “exige une solution urgente“, appelant la CENI à “retirer immédiatement son projet de machine à voter.

Le Groupe d’étude sur le Congo a de son côté publié une analyse sur cette machine à voter qui va dans le sens de décourager la persistance de la CENI à utiliser cet outil qui multiplie des incertitudes et des inquiétudes quant à l’issue heureuse du processus électoral.

Pourtant, en avril dernier, le vice-président de la CENI, Norbert Basengezi, avait annoncé deux appels d’offre internationale dont un pour l’audit du fichier électoral et l’autre pour la certification de la machine à voter ont été lancés. A la suite, John Murton, ambassadeur du Royaume-Uni en RDC, avait confirmé que son pays était disposé à envoyer des experts techniques pour évaluer et certifier ces machines.