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RDC: Human Rights Watch accuse les FARDC de détenir illégalement au moins 29 enfants à Angenga

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Les FARDC sont accusées par l’ONG Human Rights Watch de détenir illégalement au moins 29 enfants dans de rudes conditions dans la prison militaire d’Angenga. Les autorités affirment que ces garçons, âgés de 15 à 17 ans, étaient membres d’un groupe rebelle armé et les détiennent dans une prison militaire à Angenga depuis leur capture dans l’est de la RD Congo dans la première moitié de 2015, renseigne un communiqué de l’ONG.

Human Rights Watch dit constater, lors d’une visite de la prison d’Angenga en décembre 2015, que ni ces garçons ni les hommes adultes qui sont détenus avec eux n’ont été formellement accusés de crimes, et qu’ils n’avaient accès ni à des avocats ni à leurs familles. »

« Les autorités congolaises devraient libérer immédiatement les enfants et les adultes détenus à la prison d’Angenga qui n’ont commis aucun crime et inculper les autres de manière équitable », a déclaré Ida Sawyer, chercheuse senior au sein de la division Afrique de Human Rights Watch. « Les enfants qui ont été des combattants rebelles devraient être réhabilités, et non pas jetés en prison et détenus indéfiniment. »

Selon le communiqué de l’ONG, Human Rights Watch a interrogé 52 détenus, dont 29 enfants, et plusieurs responsables de la prison à Angenga, ainsi que plus de 40 responsables militaires et gouvernementaux congolais, des responsables des Nations Unies, des travailleurs du secteur humanitaire et d’autres personnes, entre décembre 2015 et mars 2016.

Human Rights Watch affirme qu’entre février et juin 2015, les forces de sécurité congolaises ont appréhendé 262 hommes et garçons de nationalité congolaise, rwandaise et burundaise dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, et dans l’ancienne province du Katanga dans l’est de la RD Congo. Ces captifs ont été accusés d’être membres des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), groupe armé majoritairement composé des rwandais membres de l’ethnie hutue, dont certains dirigeants sont considérés comme ayant participé au génocide de 1994 au Rwanda.

Pour l’ONG, la majorité des combattants des FDLR d’aujourd’hui ne sont guère susceptibles d’avoir joué un rôle dans le génocide car à l’époque ils étaient trop jeunes. Un très grand nombre de combattants des FDLR sont des recrues de nationalité congolaise.

Toujours selon même source, la plupart des prisonniers interrogés, dont 17 enfants, ont affirmé être des civils et n’avoir aucun lien avec les FDLR. D’autres ont reconnu avoir appartenu aux FDLR mais ont affirmé avoir été démobilisés il y a des mois, voire des années, et s’être réinsérés dans la vie civile. Plusieurs réfugiés hutus rwandais ont affirmé que les autorités les avaient arrêtés sous prétexte qu’ils auraient dû se faire enregistrer auprès des agences nationales et internationales chargées des réfugiés en RD Congo.

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