RDC: LUCHA reproche à Tshisekedi d’avoir pris des mesures sécuritaires « inefficaces, coûteuses et dangereuses » en 2022

Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a rendu publique son analyse de l’action gouvernementale de Félix Tshisekedi durant l’année 2022.

Ce rapport intitulé: « 2022, la RDC s’enfonce sous Félix Tshisekedi », dresse un bilan ténébreux de la quatrième année de gouvernance Tshisekedi sur plusieurs plans de la vie nationale notamment; la sécurité, la diplomatie, l’organisation des élections.

A propos des scrutins, ce mouvement de la société civile a exhorté le Président de la République à veiller à l’organisation des élections apaisées en s’assurant du respect des droits de l’Homme particulièrement les droits à l’égalité, à la non discrimination, à la liberté d’opinion et d’expression.

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« Le président a l’obligation de veiller à ce que le processus électoral soit apaisé, inclusif et non discriminatoire. Tout discours de haine, de division, raciste, ségrégationniste doit être banni et sanctionné spécialement durant les périodes électorales », lit-on dans l’analyse de la LUCHA.

S’agissant du volet sécuritaire, la LUCHA estime que les mesures prises par le Président de la République se sont avérées « inefficaces, coûteuses et dangereuses » pour la nation. Il s’agit entre autres de l’état de siège, la coopération militaire conjointe avec l’armée ougandaise ainsi que le déploiement de la force régionale de la Communauté de l’Afrique de l’Est. D’après ce mouvement citoyen, ces mesures mettent en danger la souveraineté nationale et l’existence de l’Etat Congolais.

Pour ce faire, cette organisation citoyenne recommande au Président de la République de prendre un certain nombre des décisions, notamment :

Lever l’État de siège et rétablir les autorités/institutions civiles:

Réduire drastiquement le train de vie des institutions et affecter les moyens économisés à l’effort de guerre et à l’assistance humanitaire des populations dans l’Est du pays;

Amorcer le processus d’assainissement et réforme de l’armée et de la police nationale congolaise afin de rendre ces deux services républicains, professionnels, dissuasifs et capables d’assumer efficacement leurs missions.

Caporalisation des institutions

Dans la foulée, cette organisation a fustigé la politique de Félix Tshisekedi, qui consiste à contrôler avec une main de fer les autres institutions de la République.

« En 2022, comme les années précédentes, le président de la République s’est illustré dans une stratégie assumée et consolidée de contrôler d’une main de fer les autres institutions à la fois d’appui à la démocratie et judiciaire que parlementaire », mentionné Fatshimétrie.

Pour ce mouvement, Félix Tshisekedi est appelé à assurer l’indépendance de ces dernières pour le renforcement de la démocratie et de la régulation de celle-ci à travers les contre-pouvoirs et le contrôle parlementaires.

David Mukendi

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